Le lycée « Slimane Amirat » d’Aghbalou a été une fois encore secoué par un mouvement de protestation la semaine dernière. Cette fois-ci, ce sont les adjoints d’éducation qui sont montés au créneau. Ces derniers ont observé deux journées de grève en signe de protestation contre les surcharges de travail qu’ils sont contraints d’assumer depuis le début de l’année. « Actuellement, nous sommes trois adjoints d’éducation à encadrer un effectif de 700 lycéens, et même si sur la carte scolaire, quatre adjoints sont prévus, en réalité, il devrait y avoir au minimum cinq à six, voire plus puisque le lycée assure le régime de la demi-pension. Nous ne pouvons plus contrôler ces effectifs et assurer un bon fonctionnement de l’établissement car, en ce moment, nous sommes débordés par le travail. Avec ce déficits en personnel, nous perdons petit à petit le contrôle des lycéens et de la situation. Au fil des jours, une vraie anarchie est en train de s’installer », nous dira un adjoint. En effet, ce déficit du personnel était parmi d’autres problèmes, souligné par les enseignants et ayant également fait l’objet de plusieurs requêtes adressées aux responsables du secteur et exposées devant les autorités locales. Pour rappel, une action de protestation similaire avait paralysé le lycée, il y a trois semaines (voir notre édition du 25/10/1005). Le personnel enseignant, ayant déjà tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises, a automatiquement fait réagir les parents d’élèves, lesquels, lors d’un sit-in qui s’était tenu devant le cabinet du wali, s’étaient constitués en délégation et avaient ensuite clairement exposés les problèmes du lycée. Pour leur part, le représentant du wali et le directeur de l’Education de la wilaya de Bouira ont promis de prendre en charge, et en urgence, les doléances et les préoccupations des parents d’élèves, mais mis à part les travaux de réfection du stade et les distributions des repas chauds au niveau du réfectoire, d’autres problèmes persistent encore. Le manque du personnel de service(administratif, entretien, restauration), l’instabilité du staff administratif et l’absence de moyens de transport, de communication et de soins médicaux sont autant de problèmes qui attendent des solutions. Enfin, face à cette situation alarmante qui, à chaque fois, génère des actions de protestation, a-t-on, à un moment donné, songé à l’avenir de ces centaines de malheureux lycéens mais aussi aux retombées que peuvent engendrer les grèves des uns et le laisser-aller des autres.
Djamel H.
