Les enseignantes gèlent leur grève

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Les enseignantes de l’école primaire « frères Harchaoui » ont décidé avant-hier, de geler leur mouvement de grève, enclenché depuis dix jours. Cette décision a été prise par les grévistes après l’envoi par le directeur de l’éducation de Tizi-ouzou d’un représentant, qui a pu convaincre, ces enseignantes à reprendre les cours dans l’intérêt des élèves, en attendant que le problème qu’elles ont exposé trouve une issue. Ce médiateur, a été écouté par les enseignantes qui ont adhérer à ses proposition, en dépit de leur détermination à aller jusqu’au bout de leur revendication, à savoir le départ sans aucune condition de leur directeur, réintégré pour rappel après quatre mois de suspension. La journée d’avant-hier, mardi, était décisive, d’autant plus que les parents sont montés au créneau, allant jusqu’à fermer cette école. Dans la journée, les enseignantes contestataires ont diffusé un communiqué dans lequel elles ont annoncé dans ce communiqué dont nous détenons une copie:  » Considérant que le directeur de l’éducation a affiché sa bonne volonté et sa disponibilité à nous écouter et à nous recevoir, d’une part, et considérant, d’autre part, les orientations qui nous ont été données par le SETE/ UGTA et l’Union locale, afin d’éviter le pourrissement et tout dérapage que pourrait engendrer une telle situation et, enfin, la position sage des parents d’élèves qui nous ont soutenues tout au long de cette lutte, nous, enseignantes de établissement primaire Frères Harchaoui, avons décidé à l’unanimité de répondre favorablement au dialogue initié par le directeur de l’éducation et de geler notre grève, aujourd’hui mardi, et cela dans l’attente du règlement du cauchemar auquel nous sommes confrontées depuis des années ». Les enseignantes ont, enfin, tenu à remercier tous les travailleurs de l’éducation, notamment ceux de la région, et les parents d’élèves qui les ont accompagnées dans leur combat, faisant allusion au sit-in tenu le 5 février dernier devant l’inspection primaire de Draâ El Mizan, auquel ont participé des dizaines de travailleurs du secteur, tous corps confondus, des syndicalistes de l’Union locale et des représentants du SETE/ UGTA ainsi que la déclaration rédigée par l’Union locale qui avait arrêté comme action l’occupation de la ville et la fermeture des routes menant aux localités avoisinantes, dans le cas où le problème n’était pas réglé .                  

A. Mohamed 

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