Les services des travaux publics de wilaya ont, durant les dernières intempéries, réquisitionné l’ensemble des moyens humains et matériels dont ils disposent pour permettre l’ouverture des axes routiers afin de désenclaver les populations.
Pour ce faire, des permanences ont été installées au niveau de l’ensemble des subdivisions territoriales et siège de direction où des équipes ont été présentes, nuit et jour, pour des interventions rapides et efficaces malgré qu’elles n’aient eu à leur disposition que peu de moyens. Mais aussi, en parallèle, il y a cette multitude de projets très importants pour le développement de la wilaya, en cours, et qui relèvent de ses missions. Hélas, ces chantiers accusent des retards considérables. Certes, il y a eu des efforts qui ont été consentis notamment par la remise en l’état de certains chemins de wilaya, à l’instar de ceux de Toudja, Tamridjt, Aït Smaïl et Akfadou et la réfection de plusieurs axes routiers en plus de la réalisation des trémies d’Aamriw et d’Iheddaden, mais la lenteur dans le lancement ou l’achèvement d’autres projets structurants tels que l’échangeur des quatre chemins ou encore la pénétrante autoroutière devant relier la wilaya à l’autoroute Est-ouest confirme un tant soit peu les appréhensions des citoyens béjaouis. Pour connaître les causes de ces retards et les objectifs des services de la direction des travaux publics de la wilaya de Béjaïa, notamment par rapport au réseau routier du moment que depuis 2007, la mission de sa prise en charge, y compris les chemins communaux, est dévolue à cette direction, nous nous sommes entretenus avec son premier responsable (voir entretien). La wilaya de Béjaïa a un réseau routier des plus délabrés du pays malgré le côté positif que veulent montrer les responsables du secteur au niveau local. D’ailleurs, ils se vantent d’avoir bénéficié durant le quinquennat qui vient de s’écouler, de près de 800 milliards de centimes pour la réhabilitation d’un linéaire de plus d’un millier de kilomètres de chemins communaux représentant 38% de la consistance totale du réseau. Ils se permettent même le luxe de déclarer qu’un demi millier de kilomètres de chemins de wilaya a été réhabilité depuis 2007, soit un taux de 75% sur le linéaire global en plus de la moitié de la consistance globale des routes nationales qui a été renforcée et revêtue. Sur le terrain, c’est une autre paire de manches.
A. Gana

