L’ex Palestro en déperdition

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La commune de Lakhdaria, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, a acquis une piètre renommée au fil du temps, à savoir être parmi les villes les moins aménagées et les plus sales de la wilaya. 

La rue Nakib Si Abdellah, située en plein cœur du chef-lieu communal, à quelques encablures du siège de l’APC, en est le parfait exemple. En effet, au niveau de cette artère la saleté règne en maîtresse absolue des lieux. Les décharges sauvages sont répandues un peu partout, les bennes à ordures débordent de toutes parts, sans parler des canalisations d’évacuation des eaux pluviales qui sont perpétuellement obstruées. A proximité de l’arrêt de bus, desservant toutes les agglomérations rurales de Lakhdaria qui jouxte cette rue, il est quasi impossible de rester plus de 10 minutes, à cet endroit, sans se boucher les narines, tant les effluves, émanant d’une décharge sauvage toute proche, sont insupportables. En longeant cette avenue, on se rend compte de la gravité de la situation ! Et pour cause, des égouts à ciel ouvert, des dépotoirs à perte de vue et autres immondices jonchent le sol, donnant à cette artère des allures d’une vaste décharge. Pis encore, l’éclairage public, tant décrié par le premier magistrat de la wilaya, lors de ses diverses visites, continu à faire cruellement défaut. Ainsi, les citoyens considèrent la rue Nakib Si Abdellah « la honte » de la ville de Lakhdaria. Pourtant, le nouvel édile de cette commune, M. Oukil Mohamed, a assuré devant le chef de l’exécutif de la wilaya, lors de sa récente visite à Lakhdaria que ses services « font un travail irréprochable, notamment en matière d’aménagement urbain ». Il semble bien que ces «  efforts » n’aient pas encore portés leurs fruits, du moins sur ce qui a été constaté au niveau de cette rue.                                        

R. B.

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