l Au moment où l’on parle d’un rapprochement entre le FFS et le RCD, Ahmed Djedaï et Saïd Sadi partent en guerre et affichent publiquement leur rivalité lors de leurs passages respectifs à Amizour le week-end dernier. Le bal est ouvert par l’ex-premier secrétaire du FFS qui, sans ménager ses mots, a décliné en vrac la main tendue du RCD. Un éventuel rapprochement de ces deux formations politiques qui se disputent le leadership en Kabylie est considéré par Ahmed Djedaï comme « non avenu et inadmissible ». « Après nous avoir fait subir des misères, il vient aujourd’hui nous appeler à la fraternité », a déclaré l’animateur du FFS en parlant du RCD tout en dictant à ses militants une conduite conjoncturelle à tenir envers le RCD en recouvrant à un proverbe propre à sa région natale : « Après la chute d’un frère adversaire, on ne doit ni le piétiner, ni encore le soulever. « La réponse de Saïd Sadi n’a pas tardé et aux mêmes lieu et place, le président du RCD a marqué une pause lors de son intervention pour épingler son rival : « Même si je vous soulevais vous ne serez guère digne d’être un frère », clame le docteur en accusant son protagoniste d’être derrière le marasme que vivrait le FFS. « A cet effet, j’ai averti Si L’houcine de cet agent suspect », dira-t-il. Et afin de garder intact cette tentative de rapprochement entre le RCD et le FFS, Saïd Sadi a focalisé ses attaques sur Djedaï tout en suppliant ses militants à éviter de polémiquer sur ses dires. Les deux toubibs sont, on le voit, plus que jamais à bistouri tirés.
N. Touati
