Le mouvement de grève des proviseurs et censeurs des lycées s’est poursuivi, hier, pour la deuxième journée consécutive. Le taux du suivi de ce mouvement de protestation est passé de 74,2% à 81,5%, il a même atteint100% dans les wilayas de Béjaïa, Laghouat, et Oum El Bouaghi, et il est estimé à 95,35% à Bouira, 95,12 à Médéa, 94, 59 à Mostaganem, 94, 29% à Sétif. « Cette grande mobilisation renseigne sur le mécontentement des directeurs et censeurs des lycées qui se sentent lésés par le nouveau statut particulier des travailleurs de l’éducation nationale », a indiqué le président de la commission nationale des proviseurs et censeurs des lycées. Les proviseurs et censeurs, affiliés à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), faut-il le rappeler, sont montés au créneau, afin de dénoncer leur classement à l’échelle 16 du nouveau statut, qui les place au même niveau que certains enseignants. Il est à signaler aussi que la commission rejette catégoriquement les modifications apportées au nouveau statut, car le texte a privé les directeurs et censeurs des lycées d’être promus au poste d’inspecteur de l’éducation nationale, comme le stipule l’article 174 du statut en question. De ce fait, la commission en question sollicite le ministère de la tutelle « à revoir sa copie en révisant le statut des travailleurs de l’éducation nationale de façon à donner aux directeurs de l’enseignement secondaire un classement en rapport avec leurs charges et leurs responsabilités ». Les directeurs des établissements secondaires revendiquent également «leur droit à la classification hors catégorie », alors que les censeurs exigent « leur classification à l’échelle 16 au lieu de 14 et leur promotion au poste d’inspecteur de l’éducation, comme le stipule l’article 174 du statut particulier des travailleurs de l’éducation ».
L. O. CH
