D’emblée, les conférenciers ont tenu à atténuer la phobie qui s’est emparée des consommateurs, renonçant à la consommation du poulet, ce qui a fait chuter vertigineusement les prix, entraînant ainsi des pertes considérables pour les producteurs. De ce fait, ils ont tenu à rassurer en affirmant que la consommation du poulet et des œufs cuits à une température de +60° ne comporte aucun danger pour les consommateurs. Néanmoins tout ce qui est préparé à base d’œufs crus comme la mayonnaise est à bannir, ont-ils précisé. Outre, l’explication de cette maladie appelée grippe du poulet qui peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux sauvages et domestiques et qui peut être fortement contagieuse chez les dindes et les poulets, les conférenciers ont mis l’accent sur certaines mesures que les producteurs doivent observer pour endiguer tout risque de contamination et au cas ou un sujet est suspecté, il devrait être porté à la connaissance de la cellule d’écoute au niveau de la wilaya via le vétérinaire de la commune ou toute source de canalisation de l’information vers cet organisme. La première mesure consiste à éviter tout contact de la volaille avec les oiseaux domestiques et sauvages vivant en liberté et qui sont susceptibles d’être contaminés par les oiseaux migrateurs (étourneaux, grives, rouge-gorges, etc). Une personne malade de la grippe doit s’abstenir de rentrer dans un poulailler, fut-elle propriétaire ou ouvrière, pour éviter tout croisement entre le virus de la grippe aviaire et le virus de la grippe humaine qui « accouvent » d’un virus très résistant. Par ailleurs, ils n’ont pas manqué d’expliquer à l’assistance comment reconnaître un volatile contaminé : chez le poulet de chair, les signes peuvent apparaître avec la diminution de l’appétit et chez la poule pondeuse, ils se traduisent par une réduction considérable dans la production d’œufs. Les deux cas conduisent vers une mort subite des volailles. Mortalité pouvant toucher 90 à 100% du cheptel. Enfin, ils ont souligné que les populations les plus exposées au risque d’infection par le virus aviaire sont celles qui travaillent (propriétaires et ouvriers) ou qui résident à proximité (les éleveurs et leurs familles) ou encore ceux qui interviennent comme prestataires de service (vétérinaires, agents de nettoyage et de désinfection, le personnel des laboratoires de diagnostic et de recherche)…
L. Beddar
