Promouvoir l’art culinaire algérien

C’est lors de la cérémonie organisée en l’honneur des lauréats du Prix international du meilleur couscous, décroché cette année par l’Algérie, que 1e ministre du tourisme a annoncé I’introduction prochaine, dans les programmes d’enseignement des écoles d’hôtellerie, de l’art culinaire algérien, entendre de la cuisine traditionnelle algérienne. Voilà une décision très sage, I’art culinaire comme les monuments historiques, la musique ou la littérature, faisant partie du patrimoine national. Mais pour que cet enseignement ait un sens, il convient de ne pas confier l’élaboration de ces programmes, comme cela se fait souvent, hélas, dans le domaine des arts populaires, à des amateurs qui, sous l’effet d’on ne sait quelle baguette magique, se transforment soudain, en défenseurs de la culture populaire. Non, I’art culinaire algérien, ce ne sont pas seulement des recettes de couscous ou de chorba frik, – qui s’étalent d’ailleurs, à longueur de journée dans les pages magazine des journaux, c’est avant tout une histoire : celle des habitudes alimentaires de notre pays, de la préhistoire à nos jours, de l’utilisation des ressources locales, des techniques de conservation et de préparation, d’une étude des ustensiles et des instruments, bref, de tout ce qui a trait à l’alimentation. Cet enseignement concerne aussi bien les gastronomes que les historiens de l’alimentation, les sociologues, les diététiciens… Au ministère de réunir les compétences nationales pour faire de cet enseignement un succès !

S. Aït Larba