Mali Il est l’un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique – Abdelhamid Abou Zeid donné pour mort

A-t-il été vraiment abattu? 

C’est la question que se posent nombre d’observateurs de la scène politique internationale, depuis hier, sur le sort d’Abdelhamid Abou Zeid, chef terroriste qui aurait été tué dans un raid de l’armée Française au nord du Mali. Invité hier, sur le plateau de la chaine France 2, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, n’a pas confirmé l’information. « C’est à prendre au conditionnel, nous n’avons pas de confirmation officielle », a-t-elle déclaré. « Nos forces sont engagées dans des opérations extrêmement dures sur le terrain, des combats sans merci. Tout compte, y compris l’information. Je crois qu’il faut être extrêmement prudent avec celles que l’on a, celles que l’on répercute. Pour l’instant, ce n’est pas confirmé », a-t-elle ajouté. « Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer, parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération », a déclaré pour sa part, le président François Hollande. Selon le journal arabophone El Khabar, les services de sécurité Algériens effectuaient, hier, des tests ADN sur deux membres de la famille du terroriste en question. L’information faisant état de la mise hors d’état de nuire d’Abdelhamid Abou Zeid avait été rapportée, avant-hier, par la chaine de télévision Ennahar TV. Selon cette dernière, Abou Zeid a été éliminé avec une quarantaine de ses acolytes dans le nord du Mali, plus exactement prés de la localité de Tigharghar, suite à de violents combats. Agé de 45 ans, Abou Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghedir, est considéré comme l’un des chefs les plus radicaux des groupes islamistes au Sahel. Il est cité dans différents enlèvements d’occidentaux, comme celui perpétré en 2003, lorsque 32 touristes Européens ont été enlevés dans le sud algérien. Ancien trafiquant, devenu islamiste radical dans les années 1990, il est notamment soupçonné d’être responsable de l’enlèvement au Niger du Britannique Edwin Dyer, exécuté en juin 2009. Il aurait été également, derrière le rapt, en septembre 2010, toujours au Niger, de cinq Français, un Malgache et un Togolais sur un site d’uranium, exploité par le groupe français Areva. Quatre de ces Français sont toujours aux mains d’AQMI et pourraient être détenus dans la zone où Abou Zeid aurait été tué. Il aurait également participé à l’enlèvement d’un homme âgé de 78 ans, dont AQMI avait annoncé l’exécution en juillet 2010.

M. O. B.