Nouvelle grève des paramédicaux à partir du 18 mars

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Le syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a décidé de reprendre le chemin de la protestation. Cette entité syndicale a décidé lors de son conseil national tenu jeudi passé de déclencher une grève nationale de trois jours, les 18, 19 et 20 mars prochains. Des piquets de grève seront observés, chaque jour, au niveau de tous les établissements hospitaliers, à l’échelle nationale. « Seul le service minimum sera assuré », a fait savoir le secrétaire général de cette organisation syndicale, M. Lounès Ghachi. La réunion des paramédicaux avec la commission centrale chargée du suivi de leurs dossiers n’a pas donné ses fruits. « La commission en question n’a pas pris en charge notre plate-forme de revendications. Cette commission nous a demandé de lui accordé un délai d’un mois pour la finalisation de nos dossiers », a indiqué la même source. « Les délais d’attente sont largement dépassés, on leur a déjà accordé un ultimatum d’un mois, il n’est plus question pour les paramédicaux d’attendre encore plus », a encore souligné notre interlocuteur. « Si, d’ici le 18 mars prochain, il y a quelques chose de positive, nous allons renoncer à notre mouvement de grève, mais dans le cas contraire nous allons maintenir la pression », a avertit le SG du SAP. Ce syndicaliste a, en outre, réitéré l’attachement des paramédicaux à la revendication relative à l’application effective des acquis du statut particulier à savoir :

« le rattachement de la formation paramédicale à l’enseignement supérieur (formation LMD), le respect du cahier des charges du ministère de tutelle et le respect des amendements apportés au statut, notamment le volet se rapportant à la progression dans la carrière ». Cette entité syndicale réclame également «l’application des bonifications des postes supérieurs, tel que régie par les dispositions du décret exécutif portant promulgation du statut particulier de la corporation paramédicale, la revalorisation des gardes payantes, le règlement définitif des situations des cadres syndicaux sanctionnés abusivement ». En outre, le SAP revendique «l’arrêt des persécutions des cadres syndicaux et des paramédicaux à travers tous les établissements de santé publique du pays, qu’exerce en toute impunité l’administration ». Par ailleurs, le SAP a appelé la corporation paramédicale « à se mobiliser autour de cette action afin de faire valoir leurs doléances ».                                                                      

 L. O. Ch. 

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