Ilmeziane Dhaâne bientôt dans les bacs

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C’est à la fin de ce mois de mars que sortira le dixième album de Rabah Flissi intitulé « Ilmeziane Dhaâne », en d’autres termes, un album qui raconte « le désespoir des jeunes qui n’ont comme alternative à leur mal-être que fuir le pays ». Le phénomène des ‘’Haraga’’ qui prend de l’ampleur a beaucoup inspiré le chanteur. L’une des chansons aborde également les mariages que ces jeunes désespérés s’obligent à contracter pour avoir des papiers. Après trois ans d’absence, Rabah Flissi revient donc avec cet album de huit chansons :  » Ilmaziane Dhaâne »,  « Nighak barka assiwel », « Math khedmadh el khir atendemadh »,  » achal ywaâr el firak », « Mayli yiwen yifik », « Asmaken kidasthaqsagh »,  « Athamourth aâzizen » et  » Thayriw thayriw hmalghkem ». Avec sa belle voix baignant dans des mélodies exceptionnelles, notre chanteur touche et émeut. Grâce à ses arrangements musicaux très personnels, Dda Rabah nous met en émoi en touchant à l’amour, l’émigration, la fraternité et la jeunesse. Rabah Flissi a commencé à mettre en pratique en grattant une guitare qu’il avait lui-même confectionnée : « Je suis fils de chahid, et en tant qu’orphelin je n’avais pas de quoi m’acheter cette guitare, il a fallu donc que je m’en bricole une. Car, j’aimais beaucoup jouer les airs  de Dda Taleb Rabah, Aït Menguellet, Hacène Abassi et tous les chanteurs de mon époque », nous-a-t-il confié. Notre interlocuteur nous dit qu’il n’a jamais réellement disparu de la scène, car ses chansons ont toujours été diffusées sur la chaîne 2, Berbère Télévision et TV4. Néanmoins, ce qui le fait vibrer et lui donne des ailes, c’est de se produire sur scène, face à son public. «  La chanson kabyle doit être faite avec sérieux et recherche pour aller de l’avant. Il ne faut pas la bricoler. Il faut éviter de tomber dans la facilité », c’est ce que pense Dda Rabah. Et de lancer cet appel en direction des éditeurs : « je n’ai aucun problème avec les éditeurs, et notre collaboration a toujours été à la hauteur. Toutefois, il faudrait qu’ils travaillent avec les artistes et pour les artistes pour que notre culture progresse ».                        

Amar Ouramdane 

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