Les Béjaouis n’ont pas osé !

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Les Vert et Rouge qui recevaient avant-hier, les Ghanéens de l’Ashanti Kotoko, en match aller des 32es de finale de la ligue des champions d’Afrique, ont raté une belle opportunité de prendre une avance sur leur adversaire du jour.

C’est ainsi que les camarades de Bilal Mebarki, qui se devaient pourtant de rééditer leur dernière prestation référence face au leader du championnat, ont manqué cette fois de réalisme face au représentant du Ghana, qui n’a fait que défendre sa zone tout au long de la partie, avec comme objectif celui de repartir avec le match nul. La preuve est que le keeper international béjaoui, Si Mohamed Cédric, a plutôt passé une soirée des plus tranquilles. Hélas, les Béjaouis n’ont pas pu profiter de cette situation pour faire la différence dès la première période de jeu, notamment par ce diable de Mebarki qui a constitué à lui seul un véritable poison pour la défense adverse, puisque l’attaquant des Vert et Rouge sur lequel était basée toute la stratégie offensive de la JSMB face à l’Ashanti, n’est malheureusement pas parvenu à concrétiser les quelques occasions de but créées, notamment en première période de jeu où l’ex- attaquant de l’ASMO, après son fameux doublé devant l’Entente en championnat, a failli remettre ça face aux Ghanéens,.  Il faut dire que l’absence d’Amine Megatli durant ce match s’est faite grandement ressentir car, connaissant les montées incessantes de l’enfant de Médéa en attaque, ce dernier aurait pu apporter quelque chose de positif à son équipe durant ce match, face à une défense adverse qui n’avait d’ailleurs pas éprouvé beaucoup de difficultés à annihiler toutes les tentatives des Béjaouis, hormis peut-être cette tête rageuse de Mebarakou qui a rasé la barre transversale, ou encore sur cette ultime occasion (88e)de la partie quand Zerrara adressa un maitre-tir de son pied gauche qui a failli tromper la vigilance du keeper adverse. Pas seulement, puisque le jeune Kamel Zeghli, qui respire la grande forme en cette fin de saison, aurait pu, lui-aussi, apporter de l’eau au moulin Béjaoui, lorsque l’on connait les qualités offensives de cet élément lequel a dû plutôt évolué comme arrière gauche pour parer au plus pressé sachant que Megatli et Zafour étaient convalescents. C’est ainsi que le technicien des Vert et Rouge, Solinas, qui a reconnu justement, en fin de partie, qu’il n’avait pas d’autres solutions de rechanges pour pallier les absences de certains cadres, a estimé que le résultat final de la partie n’est pas si mal, pour une équipe dont nombre de joueurs découvrent pour la première fois une compétition internationale. Qu’à cela ne tienne, le public Béjaoui, qui a apporté son soutien à son équipe tout au long de cette confrontation, doit avoir fière allure car la majorité des joueurs ayant fait face aux redoutables Ghanéens, sont jeunes et manquant terriblement de métier et d’expérience dans ce genre de compétitions. Pour cela, citons pour exemples Mebarakou, Zeghli, Laaribi, Hammouche, Aoures, Niati, Boukemacha et bien d’autres éléments qui constituent, désormais, la relève tant souhaitée par tous pour faire parler d’elle dans un proche avenir. Mais seulement, pour le match retour, les Béjaouis devraient encore croire en leurs chances de qualification au prochain tour, car en football, le sort d’un match n’est jamais connu d’avance, quand bien même le coach Ghanéen de l’Ashanti déclarera en fin de partie que la qualification ne saura échapper à son équipe.            

B. Ouari. 

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