Le procureur général près la cour pénale de Boumerdès a demandé en fin d’après-midi d’avant-hier, dimanche, l’aggravation de la peine contre le PDG d’Alliance Assurance, condamné il y a 3 mois à 18 mois de prison ferme et 500 000 DA d’amende, lors de sa comparution en première instance devant le tribunal de Rouiba. Le premier responsable de cet organisme privé d’assurances a été pour rappel, traduit en justice par le concessionnaire de voitures de marque, Mahieddine Tahkout, qui l’a accusé d’avoir falsifié le document d’assurance de son entreprise, durant l’année 2011. «L’accusé Khelifati m’a fait perdre, il y a 2 ans, 20 milliards de centimes», dira M. Tahkout, qui est aussi propriétaire d’une société de transport, connue pour avoir décroché un contrat pour le transport des étudiants du centre du pays. Appelé à la barre, avant-hier, dans ce procès en appel au niveau de la cour de Boumerdès, Hassen Khélifati a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il a ajouté que «Mahieddine Tahkout n’avait pas payé en 2011, ses redevances d’assurances dont le montant s’élevait à 500 millions de DA, âpres son refus de signer 4 exemplaires d’un contrat que je lui ai remis». Défendant l’accusé Me Bourayou dira que son client ne pouvait falsifier un document qui porte atteinte, finalement, à son entreprise. Le même avocat s’offusque encore que son mandant ait été inculpé suite à des procédures judiciaires entachées d’irrégularités. « Il fallait, tout d’abord, procéder à une expertise pour prouver l’existence d’une contrefaçon. Or, on s’est contenté jusque-là que du témoignage de 2 experts français ayant certifié que les paraphes des pages intérieures du contrat d’assurances sus-mentionné n’étaient pas ceux du concessionnaire Tahkout». La cour, qui voulait, aussi, un complément d’enquête sur ce contentieux entre deux organismes économiques privés, rendra son verdict le 31 mars prochain, a-t-on précisé.
Salim Haddou
