L’Assemblée populaire communale d’El-Adjiba, installée depuis trois mois, n’a pas eu toute la latitude de voir ses membres s’engager sur le terrain à même de répondre aux attentes de la population. En effet, la première réunion, programmée le 07 mars dernier, a été interrompue juste à ses débuts suite à l’absence d’un membre issu du parti FAN, ayant obtenu cinq sièges. Quinze jours plus tard, soit jeudi dernier, le maire d’obédience FFS a convoqué les membres de l’assemblée pour une séance de travail. À 9h, les élus locaux arrivent au siège de la mairie et le Président annonce l’ouverture des travaux. Le même élu, R. Abbas en l’occurrence, propose un autre point à porter dans l’ordre du jour. Il a exigé son installation au poste de vice-président. Chose que l’exécutif communal, à sa tête le maire, ne peut assurer dans l’immédiat sans l’aval du premier magistrat de la wilaya, comme le stipule la loi, parue dans le Journal Officiel. Et devant l’incapacité de répondre favorablement à la demande de l’élu, ce dernier décide alors de s’abstenir au vote sur les points inscrits dans l’ordre du jour. Les tentatives d’entente, engagées pour convaincre ce représentant du village Azaknoun à surseoir à cette décision, se sont avérées vaines. Ce qui a provoqué une sorte de blocage au sein de cette assemblée, où le nombre de voix des « pour et contre » s’est retrouvé en égalité. Il y a lieu de souligner que l’élu en question proposé au départ comme étant quatrième vice-président n’a pas bénéficié du statut de permanent au sein de cette institution, nonobstant son classement au sein de la liste qu’il représente.
S. M.
