Comme le craignaient les citoyens, le début- pourtant tardif- de la saison des pluies commence à entraîner difficultés et désagréments. Les boulevards et les venelles de la vieille ville ont vu leurs trous et cratères se transformer en flaques d’eau prenant parfois la dimension de mares. La circulation piétonne et automobile se trouve de ce fait très perturbée. Les passagers sont éclaboussés de partout par le passage des voitures qui projettent des eaux boueuses. Le sommet du désordre est sans conteste la station de fourgons située à la sortie est de la ville. De gigantesques mares s’interposent entre la série de magasins attenants à l’abbatoir et l’aire de stationnement des véhicules. Il est pratiquement impossible d’y circuler à pied sans soulever les manches de son pantalon de quelque vingt centimètres. Pour corser le tout, le marché des fruits et légumes qui se tenait quotidiennement à la rue de France et R’habet Ezzit vient d’être transféré dans cette petite placette. Exiguïté des lieux, mares d’eau et de fange, ordures jetées par les marchands, circulation piétonne intense de voyageurs descendant des fourgons ou s’apprêtant à y monter, tous les éléments sont réunis pour créer pagaille, désagréments et un sentiment de haut-le-coeur. Les nouveaux quartiers ne sont pas épargnés du fait que la plupart des allées à l’intérieur des cités ne sont pas revêtues. Le quartier que certains présentent comme étant le plus « hyppé », à savoir Draâ El Bordj, faisant face au siège de la wilaya, patauge, lui aussi, dans la boue à la moindre chute de pluie. Malgré la présence d’une benne-dépotoir au milieu des bâtiments, des ordures, jetées probablement à partir des balcons, jonchent le pourtour des immeubles. Quant à la route allant de la zone des parcs vers la sortie de la ville (forêt d’Errich), le mélange des eaux de pluie, de la boue et des matériaux de construcion entreposés sur le bord de la route-la zone est un grand chantier à ciel ouvert, lui donne l’aspect d’une piste cahoteuse qu’il convient d’éviter en pareilles circonstances.
Amar Naït Messaoud
