Tizi-Ouzou Ils ont observé hier une journée de protestation – Les travailleurs des finances grondent !

Les travailleurs du secteur des finances de Tizi-Ouzou, regroupant les services des impôts, du Trésor public, de la Douane nationale, des Domaines, du Cadastre et du Contrôle financier ont observé hier, une journée de protestation à l’appel de la fédération des finances revendiquant la révision des statuts particuliers. Selon Kamel Ould Ouali, chargé de l’information de la section syndicale, rencontré au niveau de la direction des impôts, hier, « les premiers intéressés par cette plate-forme sont les cadres financiers. Car, si on rajoute 1000 DA à un simple agent, le cadre financier aura 20 000DA ». Il expliquera que la plate-forme des revendications contient plusieurs points, notamment « l’intégration des corps communs au corps techniques, ainsi que l’abrogation de l article de la honte (87 bis de la loi 91-07) qui nous a été imposée par le FMI alors que le pétrole a atteint 110 à 120 Dollars sans que cet article ne soit annulé. Ce qui fait que nos salaires ne bougent pas. De plus, le SNMG est estimé à 18 000 DA, alors que sa mise en application n’est toujours pas effective. Car, il y a des travailleurs qui sont payés à 15 000 DA. En dernier lieu nous réclamons l’alignement des régimes indemnitaires ». Il précisera aussi qu’« il y a des agents qui travaillent depuis 30 ans au même grade ». Outre ces revendications, ils réclament aussi la création d’une indemnité à hauteur de 30%, pour les deux corps, ainsi que le rehaussement de la prime de rendement à 40%. « Nous avons rejeté l’augmentation de 10%, car, pour nous, c’est juste des miettes », dira l’un des protestataires. Les travailleurs des finances exigent également la mise en place d’une prime de départ à la retraite ainsi que l’intégration des travailleurs du pré-emploi dans le corps des finances. « Il y a 248 agents du pré-emploi. Ils travaillent 2 à 3 ans, puis ils se retrouvent au chômage», dira le chargé de l’information de la structure syndicale, qui ajoute que « c’est une perte, car ce sont des agents formés et au lieu d’aller chercher d’autres personnes sans expérience, ils peuvent bien les laissés en place. Pourquoi aller chercher ailleurs ? ». Des employés rencontrés au niveau du hall de la direction diront, quant à eux : « Après le pétrole, il y a quoi comme sources de revenus ? Il y a les impôts ! C’est la seconde source de revenus du pays. Ça ne peut continuer comme ça, nous travaillons dans le domaine et nous savons tout ce qui s’y passe. Nous avons de minables salaires, par rapport aux entrées. Les salaires ne bougent pas contrairement aux dépenses et au prix dans la vie courante. Ce n’est pas normal ». Enfin, M. Kamel Ould Ouali affirmera que le taux de suivi de la grève dans les services extérieurs, à savoir les inspections et les recettes, est estimé à 100%. Celui au niveau de la direction des finances est à 90%. « Nous estimons le taux de suivi de cette journée de protestation à 95% », a-t-il conclu.

Samira Bouabdellah.