Les différentes parties concernées par l’affaire de l’attribution de marchés de grè à grè par l’ex-maire d’Azeffoun ont été entendues, dimanche dernier, par le procureur prés le tribunal d’Ouacifs.
C’est ce qu’affirment des sources proches du dossier. En effet, les entrepreneurs, ainsi que l’ex maire de la commune d’Azeffoun, accusé dans cette affaire, ont raconté chacun sa version des faits. Ceci, après avoir été entendus, en septembre dernier, par les éléments de la brigade économique et financière. Cette affaire a, pour rappel, éclaté au grand jour, le lendemain des intempéries de février 2012 qui ont occasionné des dégâts considérables à plusieurs régions de la wilaya, notamment la localité d’Azeffoun, ce qui a nécessité des travaux de réfection. Des crédits avaient, ainsi, été alloués par l’état aux communes sinistrées afin de réparer les dégâts subis. Ainsi, les entrepreneurs de la région d’Azeffoun s’attendaient à se voir attribuer quelques projets de réalisation. Des attributions de marchés qui se verraient accordés après soumission. Mais, selon ces chefs d’entreprises, le P/APC d’Azeffoun, n’aurait pas respecté les démarches prévues par la réglementation, Le maire a, d’ailleurs, été accusé par le collectif de ces derniers d’attribution des projets à des entreprises dans l’irrespect de la loi. Le collectif parle de trois projets de réhabilitation des communes sinistrées, confiés directement, «de gré à gré», sans passer par des appels d’offre. Les entrepreneurs ayant découvert, par la suite, que le bénéficiaire de ces trois projets était un entrepreneur extra-commune, sont montés tout de suite au créneau, réclamant l’ouverture d’une enquête officielle. Le collectif n’a pas hésité à accuser, dans sa déclaration, le président de l’APC de «violation de la réglementation», disant que la manière avec laquelle ont été confiés ces projets n’a pas suivi la réglementation en vigueur propre à ce genre d’attribution de marchés. Les entrepreneurs, au nombre de dix, parlent de trois projets dont les coûts seraient estimés à près de 1,1 milliards de centimes.
S. L.

