Football Arezki Meziani président de l’IRB Bounouh – «Le club est toujours SDF»

Accosté lors de la rencontre qui s’est déroulée, vendredi passé au stade de Tizi-Gheniff, le nouveau président du CSA/IRB Bounouh, M. Arezki Meziani, nous a avoué que son club était confronté à beaucoup de problèmes.

La Dépêche de Kabylie : Votre équipe reçoit l’OTG … sur le terrain de ce dernier ?

M. Meziani : Effectivement, nous sommes domiciliés à Tizi-Gheniff puisque nous sommes encore des SDF. Espérons que nous aurons, Inchallah, bientôt une assiette pour réaliser un stade à Ath Smaïl.

Vous avez déjà été président du CSA IRBB auparavant ?

Je suis même le fondateur du CSA. Ce fut en 1994. Mais la section football date de 2006. Nous avons participé à notre premier championnat en 2007/2008, et nous avons pu continuer à le faire jusqu’à aujourd’hui, sans aucune interruption malgré tous les aléas. J’ai dirigé le club jusqu’en 2008, l’année où je mes suis rendu au DC Boghni.

Et comment s’est effectué votre retour à la tête du club des Aït Smail ?

Durant la phase aller du championnat en cours, l’équipe ne fonctionnait presque pas. Les joueurs ne s’entraînaient même plus. Il y avait un grand malaise, ce qui allait entraîner inévitablement une catastrophe. C’est alors qu’une assemblée générale extraordinaire fut décidée au mois de janvier, suivie juste après d’une assemblée générale élective où j’ai été plébiscité.

Et depuis ?

Dieu merci, la confiance est revenue, nous avons enchaîné quatre victoires de suite depuis le début de la phase retour et j’espère que nous allons continuer sur cette lancée malgré tous les autres problèmes.

Quels sont donc les problèmes dont souffre le club ?

Le principal, ce sont les finances. C’est vrai que lors du BP, l’APC nous a octroyé une enveloppe d’un million de dinars, mais cette somme est dérisoire compte tenu de nos énormes besoins en équipements et les différentes dépenses auxquelles nous devons faire face, comme les multiples déplacements. Sachez que cette somme d’argent, aussi insuffisante qu’elle est, ne nous est, en plus, même pas encore parvenue. Nous sommes contraints de sortir l’argent de nos propres poches. Quelques bienfaiteurs nous aident aussi de temps en temps.

Nous vous laissons exprimer le mot de la fin…

Je tiens tout d’abord à remercier les dirigeants du club de Tizi-Gheniff mais également la population pour son accueil et son hospitalité. Je remercie également notre journal « La Dépêche De Kabylie » pour son intérêt et son soutien.

Essaid Mouas