Remue-ménage à l’APC d’Amizour – Les élus FLN et RND accusent le P/APC

Rien ne va plus à l’APC d’Amizour. Les huit élus des partis FLN et RND, à travers une déclaration rendue publique le 26 du mois dernier, accusent le P/APC de cette municipalité issu du FFS en alliance avec les élus indépendants, « d’autoritariste» et qu’il gérerait les affaires de la commune de façon« égocentrique ». Selon le même communiqué les élus des deux partis reprochent à leur maire d’avoir « affiché du mépris envers un élu FLN, lors d’une réunion de la session ordinaire de l’assemblée communale, qui a eu lieu le 25 du mois écoulée, où il lui a refusé d’intervenir. » A vrai dire, le torchon brûle, entre ces élus du bloc minoritaire et le P/APC, depuis cette réunion, durant laquelle les opposants avaient pris la décision de quitter la salle des délibérations avant la fin des travaux, pour signifier leur mécontentement quant à l’attitude de leur édile. Les élus vont jusqu’à tirer sur le bloc majoritaire de l’alliance, lui reprochant une gestion de « bricolage» basée sur «l’inertie, l’exclusion et l’électoralisme». Les accusations ne se sont pas arrêtées là puisque l’on va jusqu’à remettre en cause les modalités d’installation des commissions permanentes, ainsi que les méthodes «malsaines» utilisées dans la préparation des séances de délibérations pour l’adoption finale des projets. Les élus de l’opposition des deux partis dénoncent, en outre, « les magouilles précédent la préparation des sessions de travail en plénière » avec autre révélation de cumul de fonctions de certains élus avec un signe de caricaturé et que ces élus veulent « transformer leurs mandats en un contrat d’embauche à durée déterminée». Avec tous ces « agissements », les élus du duo FLN, RND soulignent qu’ils se démarquent de toute implication dans la gestion « douteuse des affaires courantes de la commune». De son côté l’exécutif communal d’Amizour a vite riposté par une contre déclaration publique par laquelle il rejette en bloc les accusations du FLN et du RND. « Que la population d’Amizour se rassure que leur président continuera à gérer les affaires de la commune avec toute l’autorité conférée par le code communal », écrit-on dans le communiqué de l’exécutif en rappelant, par la suite, que l’exécutif ne veut que se conformer aux appels incessants de la population qui réclame la réhabilitation du P/APC. Pour le reste des reproches, l’exécutif, dans sa version, a donné des explications par rapport à l’installation des commissions en indiquant que les élus FLN boycottaient les réunions, avant de les rejoindre sans aucune objection faite, et leurs signatures des P. V ne sont que preuve tangible. Dans sa réponse, l’exécutif communal indique qu’il ne veut pas se verser dans la polémique concernant la prise en charge des villages et localités de la commune, en se justifiant que ce n’est que le début d’un mandat, et « que tout jugement porté actuellement ne peut être que négatif et injuste».

N. Touati