La faculté des sciences humaines et sociales paralysée de nouveau

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Les étudiants de 2e et de 3e année Histoire de la faculté des sciences humaines et sociales du pôle universitaire Tamda sont montés au créneau une nouvelle fois, hier en fermant les deux blocs «C» et «E» de la faculté.

Cette action de protestation est la deuxième à être menée par les mêmes étudiants en moins d’un mois, pour exiger le «départ immédiat» de la première responsable de la spécialité, à laquelle ils reprochent le «non respect du statut des étudiants» et son «mauvais comportement» à leur égard. À ce propos, l’un des étudiants rencontrés sur place affirme : «Cette enseignante arrive jusqu’à nous manquer de respect et dire qu’on ne mérite pas d’être à l’université. C’est vraiment grave ! Elle s’est même permis de nous rabaisser, en nous traitant de mal-éduqués».

Par ailleurs, les protestataires diront avoir saisi le doyen et recteur de l’université Mouloud Mammeri et pensent même à rédiger une lettre ouverte au ministère de l’Enseignement supérieur pour solliciter son intervention. «Entre-temps, le mouvement de grève sera maintenu jusqu’à satisfaction totale de nos exigences, parmi lesquelles le départ sans condition de la chef de spécialité», menace-t-on.

«Puisqu’elle nous considère comme des élèves et non pas comme des étudiants, elle n’a rien à faire avec nous. Nous demandons le départ immédiat de cette enseignante qui verse dans l’insulte et l’intimidation», martèle un étudiant en deuxième année. Les multiples mouvements de grève qu’a connus ce département ont induit un énorme retard dans l’exécution du programme pédagogique, puisque les examens du premier semestre n’ont pas encore eu lieu. Ceci au moment où d’autres départements ont déjà entamé leur 2e semestre.

Lyes Mechouek

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