« C’est un problème qu’il faut prendre en charge le plus vite possible », tel est le constat fait par le maire de Aïn Zaouia au sujet du glissement de terrain du village Ath Saïd Ouahmed du côté de Boumahni. Et de s’interroger: « veut-on revivre la même chose qu’à Ikouvâne ? ».
Notre interlocuteur nous a fait savoir que rien n’est fait pour prendre en charge ce problème. À Ath Saïd Ouahmed, c’est tout un village qui est menacé. La zone touchée par le glissement s’élargit à chaque épisode pluvial. Les citoyens vivent la peur au ventre surtout puisque les pluies printanières, qui arrivent souvent sous forme d’orages, sont les plus redoutées. « Quand la terre commence à se réchauffer, toute pluie torrentielle peut lui causer des fissures profondes qui se transformeront, en un laps de temps, en glissements et affaissements », déclare un géophysicien. D’ailleurs, dans son intervention, le P/APC de Aïn Zaouia appelle les responsables de la wilaya à diligenter, dans les plus brefs délais, un bureau d’études ou encore une équipe géophysique. « Nous sollicitons la DUC de Tizi-Ouzou de prendre en charge cette situation avant que ça soit trop tard. La solution est de désigner soit un bureau d’études ou une équipe géophysique qui prendra les mesures nécessaires pour éviter le pire », a ajouté M. Merzouk Haddadi. De toutes façons, malgré tous les constats faits et tous les PV adressés par les autorités locales, tout est encore à son état initial. Pour revenir justement aux conséquences du glissement qui a touché Ikouvâne, actuellement, dix-sept familles sont toujours dans des écoles où elles vivent dans des conditions difficiles. « Ces familles attendent leur relogement dans les logements sociaux. Je crois qu’il faut donc réagir d’autant plus que la saison, pour lancer des opérations de confortement ou de gabionnage, est propice. Aïn Zaouia n’a pas assez de logements pour prendre en charge non seulement les familles qui sont dans le besoin, mais aussi les familles touchées par les catastrophes naturelles », a conclu le maire.
Amar Ouramdane

