Situé pourtant au chef-lieu de la wilaya – La cité Bekkar se dégarde

Les habitants de la cité Bekkar, située au chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, se plaignent de la dégradation de leur cadre de vie. Ils se disent « lésés » et abandonnés par les autorités locales qui tardent à tenir leurs promesses. Ces citoyens disent ne cesser d’interpeller les responsables, mais en vain : « Cela fait plusieurs années que nous essayons d’attirer l’attention des autorités pour qu’elles prennent en charge nos revendications et améliorent notre cadre de vie qui se dégrade de jour en jour. Mais nos appels restent vains. Les responsables demeurent de marbre. Il y a quelques jours, le maire de Tizi-Ouzou a visité notre quartier et croyez-moi, il fut abasourdi. Notre cité n’a en effet pas bénéficié de renouvellement depuis sa création. Il nous a promis de s’occuper du dossier et de faire en sorte que la cité Bekkar retrouve bonne mine. L’assainissement a effectivement démarré mais le reste des travaux tarde à venir », précise l’un des citoyens dudit quartier. Les habitants de ladite cité réclament notamment l’élargissement de la route qui mène vers la cité en passant par le « Drugstore ». Ils demandent également la réparation du réseau d’éclairage public. « Hormis la réfection de la conduite de distribution d’eau potable qui a débuté il y a de cela quelques jours, ainsi que l’assainissement, aucune de nos autres doléances n’a trouvé écho pour le moment. Nous avons transmis plusieurs écrits aux autorités concernées mais nous attendons toujours qu’elles tiennent leurs promesses », ajoutera un autre membre du comité de quartier.

Outre le revêtement de la route et des trottoirs, ces citoyens déplorent l’irrégularité du ramassage des ordures ménagères et réclament l’installation de bacs à ordures au niveau de leur cité. Parmi leurs revendications, nous citerons également l’aménagement des espaces verts. Un autre problème a été soulevé par l’un des habitants de cette cité à savoir, l’état de l’école primaire Belkacem Mouffok. En effet, ils réclament l’aménagement d’un passage allant de la cité vers cette école : « Une école primaire doit être un lieu où nos enfants peuvent s’épanouir en toute sécurité et non pas courir des risques », nous a-t-on dit, ajoutant « il y a des égouts au beau milieu de la cour de récréation. Après la dernière visite du maire, les travaux ont commencé pour remédier à ce problème. Nous leur avons accordé les quinze jours des vacances du printemps mais les travaux ne sont toujours pas finis. Imaginez qu’il y a au milieu de la cour un compteur de gaz ouvert d’une simple plaque en bois ! Il y a aussi un transformateur électrique très accessible, un réel danger pour nos enfants. Ne devraient-ils pas les installer ailleurs ou au moins mieux les protéger ? ». Ces habitants dénoncent également les conditions lamentables de scolarité qu’affrontent quotidiennement leurs enfants ainsi que l’état de dégradation avancée de la cour et l’absence d’hygiène. « L’autre problème posé est le mur de l’enceinte scolaire qui est dangereusement fissuré ce qui met en danger et la vie des élèves et celle des riverains.

En ce qui concerne les moyens mis à la disposition de cette école, n’en parlons même pas !», conclura un autre habitant de la cité. Pour rappel, ces habitants ont procédé le mois dernier, à la fermeture de la route menant à leur cité au niveau de l’axe du stade du 1er Novembre, à l’aide de barrières métalliques et de pneus incendiés. Une action à travers laquelle ils voulaient interpeller, une énième fois, les autorités locales quant à la situation du cadre de vie qui ne cesse de se dégrader dans leur quartier. Il est malheureux de constater que ces actions de rue soient devenues le seul recours des citoyens pour faire parvenir leurs cris de détresse aux autorités.

Samira Bouabdellah