L’hommage, rendu à l’un des maîtres du chaâbi, Dahmane El Harrachi, hier, à la maison de la culture Mouloud Mammeri, fut particulièrement émouvant et chargé d’émotions.
Les amoureux du chaâbi ont été nombreux à prendre part à la cérémonie à laquelle a assisté aussi le premier responsable du secteur de la culture, M. El Hadi Ould Ali, la famille du chantre, son fils, Kamel El Harrachi, ainsi que de nombreux amis et artistes. Le hall d’exposition de la dite structure comportait des photos de grands artistes du chaâbi, des photos de famille et d’amis, sa biographie ainsi que des disques de l’artiste avec leurs jaquettes d’origines. La cérémonie a débuté par une prise de parole du directeur de la culture qui s’est dit honoré d’avoir le privilège de rendre hommage à l’un des plus grands maîtres du chaâbi, honoré également d’accueillir la famille du chanteur, les artistes et ses amis. «Dorénavant, on rendra hommage aussi aux artistes vivants, comme c’était le cas pour Kaci Tizi-Ouzou. Ce n’est que justice pour ces artistes qui ont beaucoup apporté à la promotion de la culture algérienne… », déclarera M. Ould Ali.
Le fils de l’artiste, Kamel El Harrachi, qui est auteur, compositeur et interprète, a, quant à lui, déclaré : « Je remercie le directeur de la culture, M. Ould Ali, pour cette hommage, c’est une excellente initiative. Je suis très fier et heureux d’être à Tizi-Ouzou. J’ai beaucoup appris avec mon père et je suis actuellement sur le chemin qu’il a tracé en lettres d’or ». Il a également lancé que le chaâbi a encore de très beaux jours devant lui. En effet, le fils du « Cheikh » compte continuer dans le sillage d’El Harrachi et il ambitionne de faire vivre le répertoire de son père. Il dira : « J’ai fait les plus grandes salles, mais aussi les plus mythiques, grâce au chaâbi dont je fais la promotion à travers le monde ». Rida Doumaz, chanteur de chaâbi, s’est exprimé à son tour : « Je suis doublement ravi de prendre part à cette cérémonie qui honore un grand nom du chaâbi, Dahmane El Harrachi et d’être, ici, sur la terre de mes aïeux. C’est une très bonne initiative, car El Harrachi a beaucoup fait pour le chaâbi en particulier et pour la chanson algérienne en général. C’est également une démarche qui inscrit définitivement le chaâbi comme style national ». Des artistes locaux, comme Rabah Ou Farhat, des présidents de l’association des artistes de Tizi-Ouzou ont pris part à la cérémonie et ont salué l’initiative. Les amoureux du chaâbi ont pu voir des images d’archives et des concerts de Dahmane El Harrachi qui sont passés sur les écrans de la télévision nationale.
Karima Talis

