Le principal mis en cause, le gérant d’un cybercafé dans l’affaire des quatre vidéos mettant en scène de jeunes couples en pleins ébats sexuels, a été condamné hier, par le tribunal d’Akbou à cinq de prison ferme pour « création de lieu de débauche, outrage public à la pudeur, fabrication de films pornographiques et incitation d’autrui à la prostitution, perpétrée par des auteurs multiples ». Les trois employés du cybercafé ont écopé quant à eux, de quatre ans de prison. Dix autres personnes, des deux sexes, ont écopé chacune de deux ans de prison ferme pour les mêmes chefs d’inculpation. Les faits de cette affaire, qui avait, pour rappel, défrayé la chronique, remontent au 13 décembre de l’année dernière, après la découverte par des agents de police de la sûreté de daïra d’Akbou de plusieurs vidéos à caractère pornographique dans un cybercafé. Les apprentis comédiens de ces « films » ignoraient vraisemblablement qu’ils étaient filmés par le propriétaire du cybercafé implanté au cœur d’Akbou, au moment de leurs étreintes. L’affaire aurait pu également prendre des tournures dramatiques, si ces vidéos avaient été mises en ligne sur la toile. Le gérant du cybercafé un certain H.B., âgé de 44 ans, et ses trois employés, âgés entre 29 et 30 ans, ont été immédiatement inculpés par le parquet d’Akbou pour « création de lieu de débauche, outrage public à la pudeur, fabrication de films pornographiques et assistance à la prostitution d’autrui, perpétrée par des auteurs multiples ». Il est à signaler que l’avocat de deux mis en cause dans cette affaire, Me Sofiane Ikken, a fait appel de la décision du juge, estimant que ses clients « n’étaient pour rien dans cette affaire, d’autant qu’ils étaient filmés à leur insu en train de s’embrasser ». Il compte plaider pour un « deuxième degrés de juridiction », entendant battre en brèche tous les chefs d’accusation retenus contre ses mandants. « Mes clients sont des victimes et non des accusés. C’est aberrant de condamner des jeunes pour des simples embrassades », a-t-il tenu à dénoncer.
Dalil S.
