La colère ne s’apaise pas dans le secteur de l’éducation nationale.
Hier, au troisième jour de la grève des directeurs et censeurs des lycées, et au deuxième jour de l’action initiée par l’Union nationale des personnels de l’éducation et de formation (Unpef), et le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), dans les régions du Sud et des hauts plateaux, le ministère de l’Education nationale ne s’était toujours pas manifesté. Les directeurs et censeurs des établissements secondaires, quant à eux, ont poursuivi, hier, leur action, pour la troisième journée consécutive. Le taux de participation à ce débrayage a atteint 75,15%, à l’échelle nationale. « La grande mobilisation de ces manifestants renseigne sur leur prise de conscience et leur détermination à poursuivre leur grève afin d’arracher leurs droits », nous a signifié le président de la commission nationale des directeurs et censeurs des lycées. De leur côté les intendants de l’éducation ont eux bouclé hier, leur deuxième jour de grève. Ce mouvement de grève, selon ses initiateurs, a été suivi à 61,15% au niveau national. « Ces derniers ont recouru à la grève afin de dénoncer les lacunes enregistrées dans le nouveau statut particulier, qui a lésé ce corps éducatif », lit-on dans le communiqué de l’Unpef. Quant aux travailleurs exerçant dans les régions du Sud et des hauts plateaux, affiliés à l’Unpef, ils ont réitéré leur détermination à poursuivre leur mot d’ordre d’une grève de trois jours renouvelable chaque semaine, et cela, jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications. Le taux de suivi est passé de 72% au premier jour du débrayage, à 75,62% au deuxième jour, à travers pas moins de 23 wilayas du Sud. En outre, le mouvement de grève enclenché par le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) a pris fin hier. « Au deuxième et dernier jour de ce débrayage, la paralysie au niveau des lycées est de l’ordre de 88%, sur l’ensemble du territoire national », a indiqué le chargé de communication et de l’information du Cnapest-Elargi. Le taux de participation à cette action varie entre 20 et 25% au niveau du cycle moyen, et oscille entre 30 et 35% au niveau du cycle moyen. La détermination des professeurs de l’enseignement secondaire (PES) ne faiblit pas. Bien au contraire, ces derniers appellent leur base à radicaliser le mouvement de protestation en boycottant les examens de fin d’année. Pour se faire, les PES ont tenu, hier et avant-hier, des assemblées générales pour évaluer l’état des lieux et examiner la possibilité de boycotter les examens de fin d’année. « Cette entité syndicale convoquera son conseil national dans les prochains jours, afin de prendre les décisions qui s’imposent », a expliqué notre interlocuteur. Par ailleurs, les travailleurs exerçants dans les wilayas du sud et les hauts plateaux, structurés au sein du Snapest, ont poursuivi hier leur mouvement de grève. « Le Snapest se félicite de la réussite de la grève qui a atteint un pourcentage de participation très appréciable au deuxième jour de ce débrayage, et met en garde, encore une fois, les pouvoirs publics devant une éventuelle guerre d’usure dont eux seuls assumeront les conséquences », a indiqué le Snapest dans un communiqué rendu public hier. Au second jour de cette action, qui a touché plusieurs secteurs névralgique, comme l’éducation, la santé l’enseignement supérieur et l’administration publique, le taux de suivi est estimé 75,26%, à travers 23 wilayas du Sud. Ce taux a atteint 76,12% au niveau de l’enseignement secondaire.
L.O.Challal

