Les villageois de la petite bourgade d’Ouled Tatar, relevant de la commune de Boukram, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, crient leur désarroi face à la détérioration qui affecte leur patelin, perché à plus de 900 mètres d’altitude.
Ils réclament le raccordement de leur village à l’eau potable et au gaz naturel, ainsi que l’aménagement des routes qu’ils disent impraticables. Concernant l’épineux problème du raccordement au réseau AEP, bon nombre de villageois ont souligné le fait que plusieurs demandes ont été faites auprès des services concernés, dans l’hypothétique espoir d’un raccordement, mais en vain. « Nous sommes encore et toujours réduits à nous approvisionner en eau à partir d’une source située à une dizaine de kilomètres en contrebas », dira un habitant de ladite localité. Selon quelques citoyens interrogés sur le sujet, les autorités de la wilaya, s’étaient pourtant engagées à accélérer les travaux de raccordement en eau potable, via le barrage de Koudiat Asserdoune, sis dans la commune voisine de Maâla. Quant au gaz naturel, ces villageois se disent désespérés de le voir arriver dans leurs foyers : « Même les bonbonnes de gaz butane nous font défaut, nous avons carrément recours au bois pour nos besoins en cuisine et en chauffage », nous a dit un habitant, d’un ton las et exaspéré. Et d’ajouter avec émotion : « Cet hiver, comme tous les autres qui l’ont précédé nous avons vécu un véritable enfer ! Nous étions sans défense devant le froid et la neige. Une misère indescriptible! ». Interrogé sur d’éventuelles initiatives de l’APC pour régler ne serait-ce que la pénurie du butane, notre interlocuteur nous répondra, catégorique : « Non ! Aucune ! Le P/APC s’est contenté de nous dire que l’acheminement se fera à partir de l’aire d’approvisionnement de la commune de Guerrouma. Cependant, les rares bonbonnes qui nous sont parvenues se sont carrément arrachées et à prix d’or. Nous nous sommes donc résignés à nous chauffer avec du bois que nous ramassions dans la forêt ». Ces témoignages traduisent le désarroi et la peine des villageois d’Ouled Tatar. Ils ne savent plus à quel saint se vouer, pour mettre fin à ce calvaire qui n’a que trop durer. En outre, le CW n°2, reliant cette localité au hameau de Kerbache et à tant d’autres localités de cette municipalité se trouve dans un état lamentable, sur plus de 10 kilomètres. Et c’est le moins que l’on puisse dire. En effet, les crevasses et autres nids de poules y sont légions. D’ailleurs, bon nombre d’accidents sont survenus au niveau de cette route particulièrement sinueuse. Certes, des travaux de réfection ont été entamés par les services communaux, au début du mois de mars dernier, mais de l’avis des certains citoyens rencontrés, cette route nécessiterait bien plus que des travaux de rafistolage.
Ramdane. B

