Le sort réservé au programme du président de la République des 100 locaux commerciaux par commune dans l’ensemble de la wilaya de Bouira, pour ne citer que celle-ci, est pour le moins incompréhensible. En effet, la plupart de ces locaux, dont devaient bénéficier des jeunes demandeurs d’aides à l’emploi dans ses différentes formules (Cnan, Ansej et Angem), demeurent clos. Mal situés, non raccordés aux réseaux divers ou non encore parachevés, ces locaux à usage professionnel et artisanal tiennent toujours en haleine une jeunesse désemparée ne sachant plus à quelle porte frapper, pour voir enfin ces locaux livrés et exploités en bonne et due forme. C’est le cas, parmi tant d’autres, des 70 locaux commerciaux implantés au chef-lieu de Saharidj, à 50 kms de Bouira, qui ne sont pas encore distribués aux jeunes de la localité désirant disposer de locaux, pour exercer diverses activités. Ces unités, bien situées au demeurant car implantées à proximité de la RN30 et traversant le chef-lieu communal, sont laissées curieusement à l’abandon. Présentement, elles font office de lieux de rencontres de garnements qui s’adonnent à la consommation des boissons alcoolisées et autres produits stupéfiants. Les jeunes de la localité, qui aspirent à concrétiser des petits projets dans le cadre de l’aide à l’emploi de jeunes, regardent impuissants cette situation ‘’désolante’’. Par conséquent, les jeunes porteurs de projets ou voulant exercer des métiers de leurs choix se voient obligés de se rabattre sur la location chez de tierces personnes, en subissant les affres de la cherté des tarifs de la location, qui ont enregistré une hausse « intolérable » depuis le début de l’année en cours.
Y. S.
