Exaspérés par le silence affiché par la tutelle quant à leur plate forme de revendications socioprofessionnelles exprimées à maintes fois, à travers des sit-in de protestation et des grèves cycliques, et ce, depuis le début de l’année en cours, les travailleurs des œuvres universitaires de Béjaïa, affiliés au syndicat Snapap, sont revenus à la charge, hier, en observant une journée de grève, suivie d’un rassemblement à la résidence universitaire d’Ireyahen pour réitérer aux pouvoirs publics leurs doléances. Ces dernières se résument, selon un communiqué parvenu à notre rédaction, en deux points essentiels, à savoir l’augmentation des salaires et l’intégration des contractuels. « La situation socioprofessionnelle des travailleurs du secteur de l’enseignement supérieur se dégrade de plus en plus. Plus de 80 % de la masse ouvrière perçoit un salaire de misère non conforme au pouvoir d’achat, à savoir un revenu net de 13 000 DA », a-t-on déploré dans ce document signé par le bureau du Snapap de Béjaïa.
Boualem Slimani
