Le mouvement suivi à 85% au premier jour

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Répondant à l’appel du bureau national de leur syndicat affilié à l’UGTA, les travailleurs du secteur de la solidarité et de la famille de Tizi-Ouzou ont entamé depuis hier, un mouvement de débrayage de deux jours.

Le taux de suivi dans la wilaya de Tizi-Ouzou est estimé selon M. Chergui, secrétaire général de l’union locale UGTA, à 85%. Il a, toutefois, affirmé que le service minimum a été assuré à travers les différents établissements. Ce taux a été enregistré au niveau de la DAS de Tizi-Ouzou ainsi qu’à travers les structures du secteur, notamment l’établissement pour enfants assistés, le foyer pour personnes âgées de Boukhalfa et le centre spécialisé en rééducation. Les travailleurs se disent déterminés à ne pas lâcher prise, jusqu’à ce que leurs revendications socioprofessionnelles soient prises en charge dans leur totalité. Parmi les points revendiqués, les travailleurs réclament à leur tutelle de revoir la loi fondamentale qui concerne les corps communs et le système de compensation, en tenant compte des particularités du secteur. Ils demandent également, « la révision à la hausse de la subvention de 10 % au profit des corps communs, avec effet rétroactif depuis 2008, l’accélération de la mise en œuvre de la loi fondamentale et du système de compensation, modifiés et déposés au niveau de la fonction publique en date du 4 juillet 2012, ainsi que le versement d’une subvention scolaire et le traitement pédagogique de 15 % et la rétroactivité depuis 2008, à l’image du secteur de l’éducation nationale ». Par ailleurs, les contestataires revendiquent l’annulation de l’article 87 bis et l’application des procédures de prise en charge du dossier de la médecine du travail. Il est à signaler, que cette grève, décidée par le bureau national du syndicat des travailleurs de la solidarité et de la famille, affilié à l’UGTA, avait été prévue pour les 22 et 23 avril derniers. Mais un report de ce débrayage a été décidé suite au deuil national décrété par Abdelaziz Bouteflika, Président de la République suite au décès d’Ali Kafi. Le Conseil national du syndicat dudit secteur s’était, pour rappel, réuni en date du 16 mars dernier, pour réclamer du bureau national de prendre les mesures nécessaires en vue de porter leurs revendications auprès de la tutelle.

Samira Bouabdellah

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