L’ONU tire la sonnette d’alarme

Les Nations unies, qui célèbrent le 22 mars la Journée mondiale de l’eau, ont tiré la sonnette d’alarme sur la gravité des pénuries d’eau potable que continuent de vivre des millions de personnes, surtout dans les pays en développement, et ont appelé à un plus grand engagement des gouvernements et de la communauté internationale pour assurer davantage la disponibilité de cette source vitale. Dans un message délivré avant-hier, au siège de l’ONU, à New York, avant de s’envoler pour une tournée de dix jours au Moyen Orient, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a estimé urgent de soutenir les millions de femmes et d’enfants de par le monde qui manquent cruellement d’eau salubre. En outre, il a signalé que la croissance démographique, les modes de consommation non viables, la pollution et l’insuffisance des investissements risquent d’aggraver notablement la situation de l’eau dans les prochaines années.

« La pénurie d’eau peut être d’ordre physique, économique ou institutionnel, et peut fluctuer dans le temps et selon le lieu. Elle touche aujourd’hui environ 700 millions de personnes dans 43 pays, et ce chiffre pourrait dépasser les 3 milliards d’ici à 2025 », a-t-il déclaré. De son côté, Ann Veneman, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), qui a lancé, jeudi, à New York, une « Marche pour l’eau » (Walk for water event), l’accès à l’eau potable revêt une importance capitale pour la santé des enfants du monde, dont quelque 425 millions continuent à faire face à de graves pénuries. Par ailleurs, les services des Nations unies, qui notent les progrès réalisés ces dernières années dans la mise à disponibilité de l’eau pour les populations, ces progrès font ressortir que depuis 1990, environ 1,2 milliard de personnes ont obtenu l’accès à l’eau salubre. Les mêmes services ont enregistré également que chaque année, l’eau insalubre et le manque de moyens d’assainissement de base contribuent au décès de 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans, victimes de diarrhées et autres maladies à transmission hydrique. Pour l’ONU, la croissance démographique signifie que la demande en eau enregistrera une augmentation alors que les catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme continuent à contaminer les réserves en eau ainsi qu’à endommager les infrastructures et autres installations de traitement d’eau et de distribution.

Nabila Bel