“Nous serons majoritaires”

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C’est devant une assistance nombreuse que le premier secrétaire du parti FFS, accompagné de plusieurs candidats APW/APC, a animé à Larbaâ Nath Irathen un meeting populaire pour les élections partielles du 24 novembre prochain. Le centre culturel Hsen Mezzani de la ville s’est avéré très exigu pour contenir tout ce beau monde, dont la plupart sont des jeunes venus de tous les coins de la région écouter religieusement le conférencier et soutenir le parti d’Aït Ahmed. En provenance de Béjaïa (Seddouk) où il avait animé des meetings. M. Laskri est arrivé à 15 h 30 au lieu de 13 h 00 comme annoncé par la section locale. Avant d’entamer son discours, tout en s’excusant sur le retard pris en cours de route, l’orateur a tenu d’emblée à raffraîchr la mémoire de l’assistanceur la traversée du désert de son parti, sous les applaudissements nourris de l’assistance en rappelant que le FFS en a vu de toutes les couleurs depuis sa création en 1963 à ce jour. “C’est un parti qui dérange au plus haut point le pouvoir et ses relais à tel point qu’ils ont tout fait pour le briser. Ils n’arriveront jamais à le casser, car le FFS est bâti sur du solide”, fulmine-t-il. Et de poursuivre : “Nous n’accepterons pas et en toute démocratie que, la Kabylie soit livrée à l’instar d’autres régions aux prédateurs et à la maffia de tous bords”. M. Laskri fournira à l’assistance une multitudes d’éléments d’informations qui n’ont pas manqués de capter l’intérêt surtout des jeunes venus en masse l’écarter. Il dira que le FFS ne cesse d’enregistrer tous les jours dans ses rangs de nouveaux jeunes adhérents des deux sexes sur tout le territoire du pays. “Le FFS est un parti national et non un comité de village ou de région, comme certains veulent le faire croire”, déclare-t-il aux présents, entrecoupé par des ovations. Il révèlera aux élus en décochant des flèches enflammées en direction des archs toutes tendances et un pouvoir, comme étant les seuls “responsables” de la tragédie du juin 2001 et de l’interdiction par la suite des marches pacifiques dans la capitale. Pour M. Laskri, les archs ont apporté de l’eau au moulin du pouvoir, en envoyant des enfants de 13 et 14 ans dans des camions à Alger pour casser avant d’être tabassés et torturés dans les commissariats. Revenant à la dissolution des APW/APC des élections de 2002 en Kabylie et au pouvoir qu’il qualifie de “despotes et de maffieux”, le conférencier dira : “Nous avons défié à plusieurs reprises ce pouvoir incarné par Ouyahia à un débat en direct à la télévision sur tous les domaines, il a refusé”. “De quoi, a-t-il peur ? de la transparence, qu’il chante sur tous les toits ?” s’interroge-t-il. Et de conclure : “Tôt ou tard, ce pouvoir viendra le jour où il partira.” Le chef du FFS n’a pas été prolixe sur les élections locales du 24 courant, il avertira seulement l’assistance sur la fraude, qui est une condition “sine qua non” du pouvoir, certainement entrain de couver dans les laboratoires. Le seul moyen, dira-t-il “est d’aller voter le jour “J” en masse pour choisir en toute conscience les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, tout en sachant que le programme du FFS est meilleur et que nous serons majoritaires” avant de clore le meeting M. Meradi Salah, candidat à l’APW de Tizi Ouzou, a rappelé à l’assistance que les prémices de fraude ont d’ores et déjà été relevées çà et là : “Refus d’accorder par l’administration à son parti la couleur bleue des bulletins de vote, non-inscription des jeunes en âge de voter par l’APC, etc…” avant d’exhorter les citoyens à se mobiliser en force pour faire barrage à toute tentative de fraude éventuelle.

S. K. S.

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