41 enfants kidnappés durant le premier semestre 2007

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l Nouvelle méthode de terreur ! Le phénomène des enlèvements prend des proportions inquiétantes en Algérie. Il touche pratiquement toutes les wilayas du pays. Ce nouveau phénomène de société vise, notamment les frères et les enfants des industriels et autres riches commerçants, cible privilégiée des ravisseurs, (surtout des terroristes.) Ces crimes sont souvent suivis de demandes de fortes rançons, de meurtres et dans certains cas de viols. Selon les statistiques de la Police, plus de 41 enfants ont été kidnappés durant le premier semestre de l’année passée. Selon ces mêmes sources, 841 enfants, âgés de 4 à 16 ans, ont disparu depuis 2001 à travers tout le pays. Souvent, les affaires d’enlèvements ne sont pas élucidées. Le mystère restait entier quand aux conclusions des enquêtes menées par les services de sécurité. Les méthodes barbares utilisées par ces nouveaux criminels donnent du blé à moudre aux services de sécurité concernés et à toute la société. Ces infanticides ne donnent pas lieu à des réactions dans le pays. Exception faite, de l’enlèvement du petit Yacine Bouchelouh, où la presse nationale y compris la Télévision nationale (ENTV) ont fait leur choux gras durant toute la période de séquestration, le silence persiste encore ! L’aggravation de la situation doit secouer les consciences. Elle doit inciter, dans les plus brefs délais, à la mise en place de mécanismes qui empêcheront que nos enfants subissent cette barbarie. Il faut mettre, sans plus attendre, un plan spécial pour empêcher ces criminels, qui jouissent, apparemment de cette liberté pour s’attaquer à « l’innocence » et lui faire subir les plus abominables cruautés. En Kabylie, où le kidnapping d’enfants se conjugue avec une situation sécuritaire des plus détériorées la vigilance est de mise devant une situation dramatique. Selon certaines sources médiatiques, les terroristes islamistes ont enlevé 23 enfants à Tizi Ouzou. Sans compter les victimes dans les autres contrées de Kabylie, ces atrocités sont suivies de rançons. Pour renflouer leurs caisses, les criminels islamistes s’attaquent aux fils de richissimes hommes d’affaires, aux enfants de notables et autres propriétaires fonciers de la région.

Devant cet état de fait, et devant l’inexistence de dispositifs de riposte et de répression de ce genre de tragédies, le concours des citoyens, un mécanisme d’alerte et de prise en charge rapide et efficace afin d’empêcher, autant que cela est possible, que de tels crimes ne se reproduisent à l’avenir, un engagement serein de toute la société sont plus qu’attendus. L’idée d’un plan national d’alerte, comme c’est le cas dans plusieurs pays de l’Hexagone, doit être institué pour épargner à nos enfants de tomber dans les griffes de ces lâches criminels, dont le terrorisme est l’instigateur de tous les maux de la société.

Mohamed Mouloudj

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