L’appel à une journée de protestation lancé conjointement par le SNCCOPEN et le SNAPAP a trouvé un écho favorable chez les corps communs de l’éducation et ceux de l’université qui étaient nombreux, avant-hier, mardi, à prendre part à lamarche qui s’est ébranlée, vers dix heures, de la maison de la culture Taos Amrouche vers le siège de la wilaya.
En effet, le nombre de marcheurs, selon les estimations des syndicats organisateurs, dépasse trois milles. Une véritable démonstration de force des deux syndicats qui ont conjugué leurs forces, afin que leurs mouvements aient plus d’impacte. Surtout que les revendications des uns et des autres sont restées lettre morte auprès des ministères de tutelle qui, à ce jour, n’ont apporté qu’une augmentation « insignifiante » de 10%, que les travailleurs ont catégoriquement refusé. « Nous refusons cette augmentation avec laquelle les pouvoirs publics veulent nous calmer. Nous en avons marre du bricolage. Nous exigeons la satisfaction entière de notre plate-forme de revendications », tonne un intervenant lors de la prise de parole organisée, hier, devant le siège de la wilaya. Les protestataires exigent un salaire « digne » qui soit en harmonie avec le pouvoir d’achat. Actuellement, certains travailleurs de l’éducation ou encore de l’université perçoivent comme salaire de base 13 000 DA. « Une honte » selon les syndicats, à l’ère où la cherté de la vie bat son plein. S’agissant des autres revendications des travailleurs, il est mis en avant l’abrogation de l’article 87 bis qui empêche, selon les syndicats, les corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité de l’éducation et de l’université d’avoir leur propre statut. Ils exigent, en plus, la suppression des emplois précaires, l’intégration de tous les contractuels et l’arrêt des recrutements par contrats, l’attribution des primes et des indemnités et l’augmentation des allocations pour les femmes au foyer.
M. H. Khodja

