Dans une déclaration remise à la presse, les élus du Front des Forces Socialistes à l’APC de Tadmaït dénoncent la gestion népotique et clientéliste de l’Assemblée populaire communale de leur localité. Selon ces élus, le président de l’APC, d’obédience RCD, et son exécutif, auraient exclu, dés leur installation, les élus de l’opposition des différentes commissions, ce qui, selon leurs dires, aurait « ouvert la voie à la gestion autoritaire et népotique de la commune, comme l’attestent les derniers recrutements des gardiens et chauffeurs ». Selon la déclaration des élus du FFS à l’APC de Tadmaït, le premier vice-président aurait recruté son propre fils. « Le premier vice-président n’a pas trouvé mieux que d’appliquer l’adage populaire qui dit que le croyant commence par lui-même (L’Moumene yesbak fi Rouhou), en recrutant son fils », on-t-il indiqué. Selon ces élus « les recrutements doivent se faire dans la transparence totale et les postes de travail doivent revenir aux plus méritants. Hélas ! Les postes d’emploi et autres avantages vont aux proches et aux amis… ». Ils ajouteront qu’ils constatent avec amertume que « 5 mois se sont écoulés depuis leur installation, sans qu’aucune amélioration ne soit apportée dans le domaine de la salubrité public ». « Le maire et son équipe tentent d’intimider, par des menaces, des jeunes qui veulent se soulever contre leur projet d’embrigadement de la ville de Tadmaït », disent les signataires de la déclaration, dans laquelle ils ajouteront que « le président de l’APC se vante d’avoir ramené pour la commune un marché de proximité qu’il projette d’implanter à coté des locaux commerciaux et de la future caserne à la périphérie, oubliant que l’aménagement d’une ville doit passer par un plan d’occupation au sol POS». Par ailleurs, les élus FFS à l’APC de Tadmaït disent également regretter qu’une assiette de terrain ait été intégrée dans le PDAU durant la période de transition alors que son aménagement aurait pu jouer un rôle moteur dans le développement de la commune, ainsi que le projet d’une nouvelle ville à Tadmaït, sacrifiée par immaturité et à cause de petits calculs mesquins.
Karima. Talis.
