Le chef-lieu communal de Souk El Tenine, dans la daïra de Maâtkas, souffre de mille maux.
Certes, il n’a jamais connu un brin d’organisation par le passé mais à présent la situation s’est empirée et s’est davantage détériorée. Il faut dire que les travaux de raccordement au réseau de gaz de ville, entrepris par une entreprise qui a creusé tout le long des trottoirs, sont à l’origine d’une anarchie indescriptible. Les piétons ne pouvant plus emprunter ces voies, au risque de trébucher et de tomber dans un trou, n’ont d’autres choix que celui de marcher à même la chaussée. Ainsi, ils se mêlent aux automobilistes et engendrent une grande pagaille. Il est donc urgent que l’entreprise accélère la cadence des travaux, pour terminer ce chantier qui dure depuis trop longtemps. Ajouter à cela, le squat des trottoirs par des commerçants, légaux ou illégaux, qui n’hésitent pas à étaler leurs marchandises à même le bitume, est venu rajouter du désordre. Toute cette anarchie est encore accentuée par les stationnements anarchiques d’automobilistes qui se croient seuls au monde. L’absence d’agents de la circulation est pour beaucoup dans cette anarchie et ce manque de fluidité de la circulation qui paralyse le chef-lieu quotidiennement. Pour enfoncer davantage le clou, il y a ces interminables fuites d’eau qui transforment « la ville » en zone marécageuse. Par les jours de marché (bi hebdomadaire), les automobilistes évitent carrément de rentrer en zone urbaine, sauf lorsqu’il s’agit d’une extrême urgence, comme l’évacuation d’un malade vers la polyclinique située à l’autre extrémité de la ville. Là encore, il faut des nerfs d’acier et une concentration sans faille pour être sûr d’arriver à bon port même avec beaucoup de retard. Ceci pour dire qu’il urge de lancer des travaux d’aménagements urbain et un nouveau plan de circulation, avec en prime des agents pour réguler la circulation et verbaliser les contrevenants.
Hocine T.

