Une foule nombreuse a accueilli, vendredi, au bureau du RND d’Ighil Ali, Madame Nouara S. Djaâfar, ministre déléguée auprès du chef du Gouvernement, chargée de la famille, et de la condition féminine accompagnée d’une délégation de cadres du RND, dont la tête de liste l’APW de Béjaïa, M. Boulila.Après avoir visité une exposition-photo de la caravane culturelle de soutien à la réconciliation nationale organisée dernièrement par le bureau local du parti, les membres de la délégation ont pris, tour à tour, la parole pour expliquer les objectifs de leur participation au rendez-vous du 24 novembre et exhorter les citoyens à voter pour leurs listes. Madame Djaâfar, s’exprimant tantôt en tamazight, tantôt en arabe, a tenu, d’abord, à rappeler la position “courageuse” du RND qui a été aux côtés des populations pour les protéger du terrorisme “au moment où les autres ont fui le pays”.Abordant la problématique de tamazight, elle a déclaré : “Nous sommes des amazighs et nous n’avons par honte de l’être, mais nous ne devons pas perdre de vue que l’identité nationale repose sur le triptyque amazighité, arabité et ismalité”.La ministre, dont l’intervention a été maintes fois entrecoupée d”applaudissements nourris, s’est déclarée émue de l’accueil qui lui a été réservé.“Nous ne vous promettons pas de transformer la région en un éden, mais sachant que la wilaya de Béjaïa a bénéficié d’une enveloppe colossale, d’une valeur de 43 milliards de dinars, vous devez voter pour des personnes intégres et compétentes qui sauront utiliser cet argent à bon escient”, affirme M. Boulila qui laisse entendre que les candidats sur les listes de son parti sont bien placés pour répondre aux doléances des citoyens. Il soutient que : “En 20 mois, nous pouvons réaliser ce que les autres n’ont pas réalisé en 20 ans”, avant d’ajouter : “Nous vous promettons d’être honnêtes, “transparents” et toujours à l’écoute du citoyen”. Précisons enfin que c’est l’une des rares fois qu’un ministre ou un officiel d’une telle importance rende visite à cette localité. C’est également jusque-là le seul fait marquant de la campagne électorale à Ighil Ali.
K. Kerbouche
