En dépit des conditions climatiques défavorables, le comité citoyen de cette localité a organisé un meeting jeudi dernier devant le centre culturel de cette localité. C’est devant une foule nombreuse que les différents intervenants ont tenu à soulever les multiples préoccupations de la population. La chose la plus remarquée dans ce rassemblement était la prise de parole par des vieux de la localité. Le premier à s’adresser à la foule fut Ammi Rabah. Ce septuagénaire, irrité par l’état dans lequel se trouve sa commune, déclare : « Ce n’est pas à 75 ans que je dois faire de la politique, mais la défaillance de nos responsables nous pousse à agir et tirer la sonnette d’alarme ». Lui succédant à la tribune, un autre septuagénaire, Ammi Mouh, en l’occurrence, rappelle à l’assistance les revendications des citoyens, lesquelles, à ce jour, ne sont pas satisfaites. Il a cité plusieurs exemples, en commençant par l’eau potable, le gaz de ville et tant d’autres insuffisances. Enfin, la parole fut donnée au délégué de la commune qui, faut-il le rappeler, est membre de la délégation ayant pris langue avec la chefferie du Gouvernement. L’orateur a enclenché son intervention sur le protocole d’accord signé par Ahmed Ouyahia puis rappelle à l’assistance les acquis arrachés par le mouvement. Ensuite, il a abordé le sujet relatif à la dissolution des assemblées communales pour dire : « Le pouvoir veut toujours isoler Bouira des deux wilayas, de Kabylie, à savoir Bgayet et Tizi Ouzou. Sinon, comment ne pas dissoudre la nôtre et pourtant, le 10 octobre 2002, il y a eu des troubles ». Plus loin, dans son intervention, le délégué de Bechloul parle des 500 milliards de centimes dont bénéficie la wilaya dans le cadre de la relance économique. Il dira à cet effet : « Qu’attendent les responsables locaux pour exiger du wali des budgets ? ». Enfin, et devant cet état de fait, le mandataire n’At Yaâla compte ne pas rester dans l’expectative face à cette lenteur dans la gestion de la commune, et a promis de réinvestir le terrain.
M. Smaïl
