Fermeture de l’abattoir de Lekhmis

Le dernier abattoir sur lequel se rabattaient l’ensemble des bouchers de la région vient de faire, lui aussi, l’objet d’une décision de fermeture, depuis mercredi dernier. Situé dans la commune d’Imsoulah, Lekhmis est devenu ces derniers temps le seul endroit autorisé où on peut procéder à l’abattage des bêtes, depuis la fermeture de celui d’ Aïn El Hammam pour manque d’hygiène. Dès lors, le problème de l’approvisionnement en viande, se pose avec acuité, puisque l’abattoir le plus proche se trouve maintenant à Bouzeguene ou à Draâ Ben Khedda, soit une distance de plus de 50 kilomètres. Il y a lieu de rappeler que tour à tour, les abattoirs des communes environnantes à savoir Mekla, Ouacif, Iferhounène ou Larbaâ Nath Irathen ont pour diverses raisons, vu leurs portes fermées si bien que, ces derniers jours, les étals des boucheries commencent à se dégarnir. Certains bouchers n’ont plus rien à proposer à leurs clients. Le respect des normes en matière d’hygiène, s’il réjouit les consommateurs ne doit, cependant pas les pénaliser ni atteindre l’effet inverse en incitant les commerçants à se rabattre sur l’abattage clandestin, si ce n’est déjà fait (?). «Nous sommes poussés à la fermeture», affirment les bouchers qui se disent victimes d’une situation à laquelle ils sont étrangers. Actuellement, pour garnir leurs boutiques ils sont contraints de déplacer les bœufs d’Aïn El hammam jusqu’à Bouzeguène, payer les frais d’abattage ainsi que la location d’un camion frigorifique, pour le transport des carcasses. Force est de reconnaître que leur situation s’est compliquée davantage vu que le prix de revient d’un kilo de viande est beaucoup plus élevé qu’auparavant. La seule solution qui se profile à l’horizon est la reprise des activités de l’abattoir de Michelet dont les travaux sont en cours mais ne sont pas près de se terminer.

Nacer B.