Les enfants handicapés, plus touchés par la violence

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«Le défi principal pour les enfants en situation d’handicap est l’identification et pas la prise en charge, car leurs familles préfèrent souvent les cacher », a avancé hier, à Alger, Tomas Davin, le représentant de l’Unicef en Algérie.  L’intégration des enfants en situation d’handicap est le thème choisi, cette année, par l’Unicef pour célébrer la journée mondiale de l’Enfance. En effet, un rapport sur la situation des enfants dans le monde, y compris ceux en situation d’handicap a été rendu public, hier, en présence de la ministre de la Solidarité Nationale et de la Famille, Souad Bendjaballah. « Ce rapport nous permet d’évaluer ce qu’on a engagé comme politique publique », a affirmé la ministre. Avant de faire état des actions qui ont été engagées en faveur de ces enfants. Il s’agit, de la mise en place d’un conseil national des personnes en situation d’handicap, et la généralisation du système préscolaire pour cette catégorie d’enfants. Dans ce sillage, la ministre a mis l’accent sur l’importance de la Société Civile de faire intégrer ces derniers dans la société « nous contons sur le mouvement associatif. Pour cela l’aide du ministère va aux associations. Cette aide ne se réduit pas seulement par des subventions, mais aussi par l’accompagnement à travers la formation », a soulignée, Mme Bendjaballah. De son coté le représentant de l’Unicef a mis en exergue la nécessité de ne pas traiter ces enfants dans le cadre de la charité « il faut focaliser sur ce qu’ils peuvent réaliser, car chaque personne a ses propres capacités », a-t-il dit. Par ailleurs, le rapport de l’Unicef a estimé que, « un enfant sur dix souffre d’une forme d’handicap, et 10% d’entre eux ont la chance d’achever le cycle primaire » a noté le rapport, tout en soulignant le manque de données fiables sur ces enfants  dans les pays. Il ajoutera que « Les enfants handicapés risquent le plus d’être privés de soins de santé ou de ne pas aller à l’école et ils figurent parmi les plus vulnérable face à la violence, à la maltraitance et à l’exploitation ». Dans ce sillage, M. Davin a fait savoir que ces enfants sont exposés trois fois plus à la violence sexuelle.

Samira Saïdj

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