Injustement éliminés dès les 8es de finale de la ligue des champions, face à l’ES Tunis, il y a juste un mois de cela par la faute de l’arbitre Guinéen, Yacouba Keita, les Béjaouis ont revécu, avant-hier soir, à Sousse, la même mésaventure.
Comme à Radés et contre un autre représentant tunisien, en l’occurrence l’Etoile du Sahel, les Béjaouis furent confrontés à la mauvaise foi de l’arbitre central sénégalais, Osman Fall, soit un Yacouba Keita bis. Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario pour les Algériens qui ont terminé la première période de jeu en leur faveur grâce à une réalisation signée Mohamed Derrag (42’) avec en sus un arbitrage des plus corrects de l’homme en noir. Mais c’était sans compter sur l’attitude malhonnête et sournoise de ce dernier, qui, dès la reprise de jeu (46’), annonça déjà la couleur, en accordant un pénalty imaginaire à des Tunisiens qui n’en croyaient pas, eux-mêmes, leurs yeux, et en expulsant le gardien de but de la JSMB, le seul ayant fait le déplacement avec son équipe pour les raisons que tout le monde connaît. Ce fut le tournant du match et, n’ayons pas peur des mots, le début d’un complot ourdi contre les Algériens, avec la complicité du directeur de jeu. Réduits donc à dix, dès le début du second half, la mission des Vert et Rouge devint ainsi des plus difficiles, avec un joueur de champ dans les bois, le défenseur Hocine Laaribi en l’occurrence. Les Tunisiens, à court physiquement, se sont alors retranchés derrière pour préserver leur « acquis », sachant qu’en cas d’égalité au score, ils allaient se qualifier au prochain tour. Ils réussiront toutefois à ajouter un second but sur une contre-attaque rapide (77’), pendant que les coéquipiers de Zafour tentaient presque l’impossible, dans l’espoir de reprendre l’avantage au score et voir se réaliser un miracle. Les Tunisiens qui avaient, dans un passé récent, la charge des affaires de la commission d’arbitrage de la CAF, ne pouvaient être étrangers à ce qui s’est tramé contre la JSMB, en l’espace d’un mois seulement sur leur sol. Dramatique !
La JSMB, à nouveau, victime de l’arbitrage
Quoi qu’il en soit, les Vert et Rouge de la Soummam, qui viennent de quitter encore et de manière injuste et cruelle cette compétition, ne devraient, en aucun cas, rougir de cette élimination. Celle-ci devrait plutôt donner à réfléchir aux « irresponsables » du football africain qui se gargarisent du développement de cette discipline dans notre continent, oubliant au passage que l’arbitrage, qui est la colonne vertébrale du sport-roi dans le monde, est appelé à être revu de fond en comble par ces mêmes décideurs de la CAF, préoccupés qu’ils sont par leurs carrières et leurs intérêts personnels. Sinon cela ne sert à rien de prendre part à une compétition continentale si c’est juste pour participer, en gaspillant son argent et son temps et pour ne rencontrer que des magouilles, comme celles dont ont été victimes les Béjaouis, à Radés et à Sousse. Nos responsables sportifs, à leur tête le président de la FAF, devraient immédiatement réagir et condamner, de la manière la plus énergique, auprès des hautes instances de la CAF, ces manigances indignes.
B. Ouari

