L’entreprise Alexo, entreprise d’extrusion de profilés aluminium créée en août dernier par une résolution du CPE (Conseil de participation de l’Etat) qui a élu domicile à Béjaïa-ville mais dont l’unité de production se trouve à Amizour, fait actuellement l’objet, à entendre son PDG, M. Aberkane, de toutes sortes de blocages qui nuisent énormément à ses investissements. Issue d’un partenariat entre la Somacob à 30% et le groupe Sogemetal à 70%, c’est tout naturellement qu’elle hérite à Amizour d’une ex-unité ayant appartenu à la Somacob. Voulant moderniser, son unité de production, Alexo décide de construire dans l’enceinte de l’ex-unité de la Somacob, unité qui lui appartient désormais, un hangar correspondant aux normes exigées en la matière et destiné à recevoir la chaîne complète d’extrusion de profilés aluminium. Seulement, après avoir délivré en bonne et due forme un permis de construire de ce hangar, selon le PDG d’Alexo, l’APC d’Amizour se rétracte et interdit la poursuite de la construction du hangar alors que les équipements sont déjà là et ne demandent, selon les responsables d’Alexo, qu’à être installés et mis en service. L’autre problème auquel fait face le responsable de l’entreprise des souligne celui-ci, le blocage de ses autorisations de crédit par le directeur du GRE (Groupe régional d’exploitation) au niveau de la Badr de Béjaïa. D’un nontant de 12 millions de dollars, ce dossier, indique le PDG d’Alexo, serait finalisé et approuvé, accordé et transféré par l’agence pilote Amirouche « 060 » d’Alger à l’agence Badr « 357 » de Béjaïa pour exécution. Mais, et c’est là le problème dont souffre l’entreprise Alexo, « le directeur de GRE refuse d’exécuter, pour des raisons personnelles, l’ordre de sa hiérarchie et ne fait que des réponses évasives à toute demande d’explications. Alors que partout ailleurs les pouvoirs publics invitent et donnent toutes les facilitations aux investisseurs pour qu’ils s’installent, qu’ils créent des emplois et des richesses, ici, commente le PDG d’Alexo, quand ils viennent d’eux-mêmes, on leur met les bâtons dans les roues.
B. Mouhoub
