Les accidents de la circulation continuent de briser des vies. Depuis le début de l’année, la wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré pas moins de 13 morts et plus de 528 blessés sur les routes.
Une situation catastrophique qui continue d’endeuiller des familles entières. D’après les services de la protection civile de la wilaya de Tizi-Ouzou, les cinq premiers mois de l’année en cours ont été très sanglants. Les chiffres annoncés présentent une augmentation de plus de 15% par rapport à ceux enregistrés durant les cinq premiers mois de 2012, les services de la protection civile y ayant enregistré 446 blessés et 17 morts. Et la situation au niveau national n’est pas moins effroyable. En moins d’une semaine, 80 décès ont été enregistrés à travers les quatre coins du pays. En effet, et d’après les chiffres, rapportés le week-end dernier par l’agence presse Algérie (APS), les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré lors de la période allant du 28 mai au 3 juin, 76 morts dans des accidents de la circulation à travers le territoire national. La direction générale de la sûreté nationale (Dgsn) a fait quant à elle part, dans son bilan à l’APS, de quatre morts enregistrées dans la même période. Un chiffre effarant qui traduit l’hécatombe sur les routes du pays. Les services de la gendarmerie parlent de 496 accidents dans lesquels 893 personnes ont été blessées la semaine citée. Les mêmes services placent la wilaya de Mascara en tête d’un sinistre podium avec 27 accidents enregistrés. Elle est suivie de près par la wilaya de M’Sila, de Setif et de Relizane avec, respectivement, 25, 23 et 22 accidents. Les services de la DGSN ont de leur côté signalé à l’APS, à travers un bilan rendu public, le week-end dernier, 357 blessées dans 328 accidents de la circulation survenus dans des zones urbaines durant la période allant du 28 mai au 3 juin. Malgré l’importance de ces chiffres, les mêmes services dénotent néanmoins un net recul enregistré par rapport à la semaine précédente, où les éléments de la Dgsn avaient signalé 21 décès et 360 accidents. Les facteurs humains sont sans doute les plus à mettre en cause dans cette persistance du fléau et dans la hausse parfois enregistrée dans le nombre de victimes. D’après le constat établi par les éléments de la gendarmerie nationale, les accidents sont dus à l’excès de vitesse, les dépassements dangereux, l’imprudence des piétons, le non-respect de la distance de sécurité et les manœuvres dangereuses. La Dgsn parle de son côté de 99% d’accidents provoqués par l’élément humain pour les mêmes raisons sus citées.
Tassadit. Ch.

