Aït Yahia Moussa Le projet n’est toujours pas lancé – Le gaz naturel se fait désirer

Si des informations ont circulé ici et là au sujet de l’alimentation en gaz de ville avant 20014 de la commune, pour ce qui est du lancement des travaux, il n’en est rien.

 » Le choix de terrains pour les postes de détente a été fait en trois endroits, mais au jour d’aujourd’hui, tout est au stade des premiers balbutiements, entre avis d’appels d’offres et choix d’entreprises. Aucune opération n’est lancée », dira un élément de la coordination des comités de villages dont les membres veulent se réunir afin de trouver le meilleur moyen de mener des actions en vue de décrocher l’accélération des travaux. Pour la nouvelle équipe à la tête de cette APC, le défi doit être relevé. « Nous avons plus de 150Kms de réseau. Nous allons déployer tous nos efforts afin de lancer ces projets dans tous les villages. Nous sommes la seule commune de la wilaya de Tizi-Ouzou où aucun foyer n’est alimenté en gaz naturel », commencera par nous dire un élu. Et de poursuivre:  » C’est l’une de nos priorités. Il faut que cette commodité arrive dans tous nos villages pour gagner en crédibilité auprès de nos administrés, car nous avons déjà promis à nos concitoyens d’atteindre cet objectif ». Il y a lieu de signaler que les habitants de cette vaste contrée sont contraints de payer la bonbonne de gaz jusqu’à 300DA quand on sait que les livreurs n’arrivent pas dans tous les hameaux. « Il faut se déplacer vers les villes voisines, notamment Draâ El-Mizan et Draâ Ben Khedda, et même Oued Aïssi pour s’en approvisionner moyennant des dépenses supplémentaires pour les frais de transport. Même lorsque les livreurs occasionnels passent dans notre village, ils nous revendent les bouteilles à 250DA, voire plus, alors que son prix réel est de 200DA », nous confiera un habitant de Tifaou. Dans cette commune, aussi bien pour se chauffer que pour préparer leurs repas, nombreux sont ceux qui recourent à l’utilisation du bois, ramassé dans les champs ou acheté auprès des revendeurs. « Ce que nous dépensons en hiver pour nous chauffer nous coûte cher, au point où la facture dépasse de loin celle de la nourriture », nous dira un habitant de Tafoughalt. Les citoyens de la commune ont ce sentiment d’être abandonnés, bien que cette région ait tant donné et sacrifié ses enfants pour le recouvrement de l’indépendance. « Krim Belkacem et tous nos martyrs vont se retourner dans leurs tombes, s’ils apprenaient que 50 ans après l’indépendance aucun foyer à Ait Yahia Moussa n’est alimenté en gaz de ville », tels sont les propos d’un ancien maquisard d’Iâllalen.

Amar Ouramdane