Le littoral aura moins soif ?

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Une équipe du laboratoire central assurera le suivi et le contrôle des eaux distribuées, ainsi que les enquêtes sanitaires en cas de doute ou d’éventuels problèmes.

La direction de l’hydraulique de Tizi-Ouzou a tracé tout un programme dans le cadre de la préparation de la saison estivale, pour assurer une saison agréable et sans problèmes aux estivants, et afin de parer à tout risque de déclenchement d’épidémies, notamment dans les villes côtières, à savoir Tigzirt et Azeffoun, selon M. Aït Ramdane, chef du service assainissement à la direction de l’hydraulique de Tizi-Ouzou. En effet, parmi ces opérations, il y a eu la mise en service du projet du transfert de l’eau potable à partir du barrage de Taksebt vers le flanc nord, qui a permis d’améliorer la dotation en eau des régions côtières, notamment Tigzirt et Azeffoun. Selon un document de ladite direction, une moyenne de 4000 m³/j est allouée à Tigzirt, avec un réservoir de 1000m³ qui alimente la ville de Tigzirt, et trois réservoirs de 300m&sup3,; 500m³ et 200m&sup3,; desservant trois villages de la commune d’Ifflissen. Tandis que le débit réservé à la région d’Azeffoun est d’environ 8000m³/j. Le même document ajoute que les principales plages de cette dernière localité à savoir Caroubier, petit paradis et Sidi-Khelifa sont dotées, chacune, d’un réservoir de 50m³ pour assurer la disponibilité de l’eau au niveau des plages. Une campagne de traitement des points d’eaux, notamment les châteaux d’eaux, les sources et les puits, a été menée dans ce sens avec des opérations de nettoyage, de chaulage et de désinfection des ouvrages et le maintien du taux de chlore résiduel à 0.2 mg/l dans tous les réseaux de distribution, celui-ci servant aussi d’indicateur de pollution. A cet effet, 48 réservoirs ont été traités à Tigzirt, de même que 20 sources aménagées sur les 44 recensées, ainsi que 48 puits sur les 1903 recensés et 10 sources non aménagés. Tandis que dans la région d’Azeffoun, 89 réservoirs ont été traités. Sur 1640 puits dans cette commune, 297 ont été traités, ainsi que 111 sources, dont 41 non aménagées. Le chef du service assainissement précisera que l’opération de traitement des points d’eaux se poursuit toujours. Il indiquera, également, que les stations d’épuration de Tigzirt et d’Azeffoun permettent la prise en charge de la totalité des rejets de ces deux villes, ainsi que la protection du littoral et du milieu aquatique. La mise en service de leur extension, le 5 juillet prochain, permettra le traitement de tous les rejets de ces agglomérations. Le responsable du service assainissement, qui dira que ces opérations toucheront toutes les localités de la wilaya, précisera également, que les rejets ne pouvant être raccordés à la STEP sont traités par des ouvrages de traitement des eaux usées, notamment au niveau des bassins de filtrations et de décantation et des fosses septiques. Il ajoutera qu’un programme d’éradication des fosses septiques est mis en place, car elles peuvent être une source de contamination et de maladies, et que ces fosses sont toutes recensées à travers la wilaya.

Lutter contre les MTH, l’autre objectif

Les services de l’hydraulique ont participé au recensement des points d’eaux afin de les traiter. Ledit document indiquera que les réservoirs et les châteaux d’eau sont traités par les services de l’ADE et l’APC à raison de deux campagnes par année. Quand aux puits, ils le sont généralement par leurs propriétaires lesquels se rapprochent des services d’hygiène de l’APC afin de s’enquérir des produits de désinfection. Dans le cas où il s’agit d’un puits collectif, l’APC se charge de cette opération. Quand les résultats des analyses effectuées sur les sources aménagées montrent que son eau est mauvaise, une plaque « eau non potable » est affichée en rouge sur la source, en attendant les résultats de l’enquête sanitaire menée par les services concernés jusqu’à détermination de la contamination, précise t-on. Des bureaux d’hygiène de daïras ont été installés pour veiller au suivi du déroulement de l’ensemble des opérations visant au maintien de l’hygiène et la sécurité du consommateur. Le rôle de ces bureaux consiste, notamment, en le traitement des points d’eaux, au contrôle régulier de l’eau desservie par des prélèvements et des analyses bactériologiques, ainsi que le contrôle des établissements à caractère alimentaire et les restaurants des collectivités, afin d’éliminer tout risque d’intoxication alimentaire. Mais également le chaulage des rejets des eaux usées quand ils ne sont pas raccordés à la station d’épuration où à un autre système de traitement, l’inspection des unités industrielles déversant leurs rejets dans le milieu naturel, pouvant provoquer ainsi des pollutions, en leur imposant un système de traitement des eaux avant leur rejet. Une astreinte exceptionnelle est mise en place par l’ADE durant la période estivale, ainsi que la réhabilitation et la réalisation des réseaux d’assainissement pour éliminer les risques de contamination des réseaux d’AEP et collecter les eaux usées pour les destiner vers les stations d’épuration existantes. Par ailleurs, une équipe du laboratoire central assurera le suivi et le contrôle des eaux distribuées, ainsi que les enquêtes sanitaires en cas de doute ou d’éventuels problèmes. Un centre d’accueil téléphonique opérationnel (CATO) avec un numéro vert est mis à la disposition des citoyens par les services ADE pour signaler une fuite, une coupure d’eau, un doute sur la qualité de l’eau ou un problème de facture. Quand à la région côtière, lit-on sur le même document, elles sont dotées d’un centre ONA opérationnel au niveau de chaque daïra, à savoir Tigzirt et Azeffoun pour veiller à la bonne gestion des réseaux d’assainissement et le contrôle des rejets de toutes les stations d’épuration. Des campagnes de prélèvement et d’analyse sont menées durant la session avec le slogan « l’ONA au service du citoyen et de la nature ». Enfin, les centres de Tigzirt et Azeffoun ont bénéficié d’une affectation spéciale de matériel, notamment de camions-vidange et hydro carreuses, dotés de moyens de communication d’appoint pour faciliter toute intervention.

Samira Bouabdellah

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