Les 8èmes journées de déontologie médicale à Tizi-Ouzou

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L’auditorium du centre hospitalo-universitaire Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou, a organisé jeudi dernier, la huitième journée de déontologie médicale dont le thème est « pour le bon exercice de la médecine ». Des spécialistes algériens, mais également tunisiens et français, ont pris part aux travaux de cette journée. Le professeur Ziri a présenté une communication sur la relation existante entre le médecin et le malade. Tout le long de son intervention, le professeur mettra l’accent sur les bases de la communication orale, qui, selon lui, passe inévitablement par les mots. Néanmoins, dans certaines pathologies, la communication passera inévitablement par d’autres moyens, comme chez les patients sourds-muets. Il soulignera que « dans un entretien médical, il y a des temps d’écoute où le médecin laisse parler le patient, des temps d’interrogation plus dirigistes où le médecin a besoin de préciser les éléments de sémiologies, indispensables à la bonne prise en charge du patient. Cela commencera par l’adaptation d’un langage simple, tout en essayant d’utiliser des mots faciles ». Selon le Pr. Ziri, un autre moyen de communication, à part la parole, peut exister entre le médecin et le patient, à savoir la mimique et la gestuelle. Le médecin doit impertinemment écouter son patient pour avoir tous les renseignements qu’il faut pour un bon diagnostic. D’après lui, le médecin doit se mettre à la place de son patient et essayer de ressentir sa douleur pour favoriser le coté psychologique. Il faut créer un lien de confiance entre les deux pour le bon déroulement du traitement et pou l’aider à surmonter cette étape. Pour sa part, le Pr. Ferry (France) a présenté une communication ayant pour thème « soins aux malades, libertés et contraintes pour le médecin ». Le conférencier trouve que d’énormes difficultés surgissent entre le médecin et son patient en cours de traitement, notamment la catégorie des malades mentaux. Selon lui, «les malades mentaux, en particulier ceux qui sont sous contrôle judiciaires et hospitalisés, sont d’abord soumis à un traitement spécial pour stabiliser leur état de santé mentale, en première phase, et c’est au médecin de décider de sa réintégration dans la société civile et de l’autorisation de sortie de l’hôpital ». Le Pr. Lamar, de l’université d’Alger, dans une communication intitulée « Annonce d’une maladie grave », a tenté d’expliquer comment le médecin doit annoncer à son patient sa maladie, qu’elle que soit sa gravité. Selon lui, la maladie ne doit pas être annoncée d’un coup, pour ne pas brusquer le patient. Il faut d’abord le préparer psychologiquement et attendre le moment opportun pour le faire. Il ajoutera qu’« il faut donner toujours de l’espoir au patient ». Le Dr Mimouni, venu spécialement de Tunisie pour prendre part aux travaux de cette journée, insistera sur le fait que les médecins sont tenus par le secret professionnel. De ce fait, la divulgation d’informations sur l’état de santé des patients leurs est strictement interdite par la loi. Ce qui engendre de nombreux tiraillements entre la justice et les médecins.

Karima Talis

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