Des chômeurs de la cité du Barrage ont procédé à la fermeture, hier matin, de la station d’épuration non encore opérationnelle. Ces contestataires, habitant à quelques centaines de mètres de cet ouvrage hydraulique, exigent des postes d’emploi des responsables de cette station. « Nous habitons juste à côté alors nous sommes prioritaires à travailler dans cette station d’épuration. Nous ne voulons pas que des étrangers viennent occuper ces postes », nous dira l’un d’eux. Devant cet état de fait, le chef du centre de l’ONA, le chef de projet de l’hydraulique, le chef de l’entreprise réalisatrice, le maire et un élu ont reçu, durant plus de deux heures, ces protestataires avec lesquels ils ont débattu ce problème. Les représentants des différents organismes présents ont essayé de convaincre ces jeunes du fait que le recrutement n’est pas de leur prérogatives. Tout de même, un consensus a été trouvé entre les deux parties. « C’est une situation qu’il faudra gérer. Le problème de l’emploi est national, mais ces jeunes ont le droit de réclamer des postes de travail. Nous avons discuté avec eux et nous avons abouti à des solutions », nous confiera le maire, à sa sortie de cette réunion. Notre interlocuteur nous a signifié au passage, que sa commune recèle un taux de chômage effarent et rien n’est fait pour résorber ce taux. Même si le problème n’est pas encore réglé de façon définitive, il faudra saluer cette initiative. De leur côté les jeunes ont quitté les lieux, satisfaits, des promesses qui leur ont été faites. « Nous avons compris la situation, mais nous souhaitons êtres recrutés, même comme des agents de sécurité dans cette station. En tout cas, notre action a abouti à quelque chose. Le fait que nous soyons reçus et entendus est déjà une avancée », nous répondra un jeune. Vers midi, les jeunes rentrés chez eux en attendant la concrétisation de ce qui a été dit.
A. O.
