M’Chedallah Grâce à une bonne pluviométrie des mois de septembre et octobre – Les récoltes s’annoncent prometteuses

L’important taux de pluviométrie de ces mois de septembre et octobre est accueilli avec un grand soulagement par les agriculteurs, car annonciateur d’une bonne saison agricole.

En effet, les pluies de cette période de fin d’automne servent de baromètre sur lequel se basent les paysans depuis la nuit des temps pour être fixés quant aux prévisions de la saison agricole à venir. Ainsi, tous les témoins sont favorables pour cette année grâce à ces importantes averses enregistrées depuis deux mois. Par expérience, les agriculteurs savent qu’elles seront suivies par d’autres au moment propice, ce qui leur permettrait de lancer la campagne des semailles/labours qui débuterait vers la fin de ce mois, les risques de la sécheresse étant définitivement éloignés au même titre que le spectre des incendies grâce à la clémence du ciel. En plus de mettre fin aux feux de forêts, ces pluies providentielles permettront une reprise rapide des importantes surfaces du tissu végétal dévasté durant la saison estivale, tout comme pour les pâturages, ce qui mettrait sans l’ombre d’un doute le cheptel à l’abri de la famine. Un créneau qui a d’ores et déjà assuré un bon rendement grâce à la générosité d’un climat favorable par lequel le niveau de vie de la majorité des petits fellahs, qui forment le gros de la population des zones rurales, connaîtrait une nette amélioration dans un proche avenir, soit dès le lancement de la campagne de récolte des olives. La région de M’Chedallah est réputée être dans une large mesure à vocation oléicole ; la production s’y annonce moyenne cette année, à condition que les services de régulation s’attellent dès maintenant à la mise en place d’un mécanisme de protection des petits agriculteurs. Les nombreuses averses de ces mois de septembre et octobre suscitent un vif espoir chez l’écrasante majorité des pères de familles propriétaires de terrains agricoles et des éleveurs écorchés vifs par des dépenses obligatoires incontournables en raison de plusieurs évènements (Ramadhan, rentrée scolaire, fêtes inflation tous azimuts), qui sont à l’origine d’une hausse vertigineuse des prix des produits de premières consommation. Cela en plus de réduire sensiblement les maladies courantes et les épidémies telles que la brucellose, qui a fait des dégâts cette année dans l’élevage bovin dans plusieurs régions de la wilaya de Bouira. Une épidémie qui a touché même de nombreux praticiens de la santé animale, sachant que plusieurs dizaines de vétérinaires qui ont été mobilisés dans l’opération de dépistage par des prélèvements de sang qui les mettent directement en contact avec l’animal, ont contracté cette maladie faute d’équipements de protection adéquats. Les personnes âgées sont optimistes et affirment que tous les créneaux de l’agriculture auront un bon rendement cette année. Mais ces prévisions ne doivent-elles pas motiver les services agricoles pour reprendre l’exploitation des terrains domaniaux laissés en jachère et qui se comptent par dizaines de milliers d’hectares de terres fertiles à travers tout le territoire de la wilaya ? Et par prolongement arrêter un programme d’accompagnement des petits agriculteurs, ne serait-ce que par une assistance technique, telle que l’étude du sol et la sélection des semences propices à chaque terrain ou la mise sur pied d’un calendrier pour le démarrage de la campagne pour chaque créneau labours/semailles, plantations, greffage, inséminations artificielles entres autres. Les travaux du projet d’irrigation qui toucherait une partie des terres agricoles dans les daïras de M’Chedallah et Bechloul, accusent un retard considérable. Ceci en plus de voir exclues de ce périmètre à irriguer les vastes surfaces agricoles composées de milliers d’hectares d’Ath leqser, d’El Adjiba, d’Ahnif, d’Ath Mansour et de la partie sud de Bechloul qui sont à vocation céréalière, où le légendaire blé dur battait dans le beau vieux temps tous les records en matière de rendement et de qualité. Les manifestations des services concernés se focalisent sur des campagnes de sensibilisation, des expositions de produits agricoles locaux, des conférences dont les thèmes traitent du secteur agricole et les mécanismes à mettre en place pour sa relance qui ont redoublé d’intensité cette année, au moment où les petits paysans attendent un soutien effectif, concret et réel sur le terrain.

Oulaid Soualah