Les limites organisationnelles et managériales des entreprises algériennes à l’exportation, le rôle de l’État dans leur accompagnement, le rôle de la chambre commerciale et du marketing dans la conquête des marchés étrangers et les secteurs économiques à promouvoir et à orienter vers l’exportation, tels ont été les axes débattus dans les ateliers tenus, en marge des conférences animées à l’auditorium du campus d’Aboudaou, durant les journées d’études sur les exportations qui se sont déroulées lundi et mardi derniers,. Ces ateliers ont abouti, en prenant en considération le potentiel et les limites, à des recommandations tant pour les entreprises que pour institutions publiques en charge de leur accompagnement dans le volet de l’exportation. C’est le président du comité Mohand Amokrane Zoreli, qui fera lecture de ces recommandations, en clôture de cet événement, en reconnaissant que même si l’État a fait des efforts considérables pour soutenir les entreprises locales et promouvoir les exportations, ces dernières n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Il ne manquera pas de relever la faiblesse de la communication des organismes et les lourdeurs administratives. Les opérateurs ayant participé aux ateliers recommandent aux entreprises de faire un travail de rapprochement vers le client, de faire des diagnostics en permanence pour faire ressortir les forces et les faiblesses, et aussi, d’aller vers des formes de coopération, se constituer en consortium et d’adapter, au niveau interne, la culture consistant à privilégier l’innovation. Bien entendu, selon l’orateur, ceci ne suffit pas, car l’État doit également « mettre en place une réglementation moins rigide, soutenir les entreprises en matière de formation aux métiers de l’exportation, accorder des facilités aux entreprises de dans le cadre de l’exportation et engager une véritable politique touristique ». Cet événement a permis à la Chambre du commerce et de l’industrie de créer un consortium des produits du terroir en agroalimentaire, regroupant des opérateurs activant dans les secteurs de l’oléiculture et de la production et transformation de figues, en attendant de lancer, très prochainement, un autre dans les produits agroindustriels. Par ailleurs, selon le directeur de cette chambre, celle-ci a conclu avec l’université un partenariat pour une formation d’un master professionnel. Dans la matinée, le président de l’Association nationale des exportateurs, le directeur régional de la CAGEX, les représentants de la CACI et des Douanes, ainsi que M. Mohand Amokrane Nouad ont longuement développé l’approche pathologique du concept de l’exportation, laquelle fait que cette activité est autorisée à condition que la contrepartie financière soit rapatriée, sous peine de poursuites judiciaires. L’appui et la promotion des exportations hors hydrocarbures, les facilitations douanières et le consortium d’exportation comme outil de développement territorial du fait qu’il constitue une sorte de grappe collaboratrice pour les entreprises, se complétant et étant souvent concentrées géographiquement.
A. Gana
