Les citoyens d’Ath Illithen, Ivelvaren et Iwakouren, situés en haute montagne de la commune de Saharidj, se plaignent d’une invasion de singes de l’espèce magot qui prennent d’assaut leurs vergers. Les arbres fruitiers, tels que les abricotiers, les pommiers, les cerisiers, sont la cible de ces bêtes. « Ces animaux, qui s’introduisent dans nos vergers, durant la nuit et même pendant la journée, ont fait des ravages irréparables. Ils mangent et détruisent, aussi, les fruits », dira un jardinier qui affirme qu’aucune clôture n’est efficace contre ces bêtes. « Ils utilisent les branches des arbres, ajoute-t-il, pour franchir n’importe quel obstacle et s’introduire, ensuite, dans les vergers pour commettre leur forfait ».
« Ces singes ont envahi les villages parce que les forêts où ils vivaient ont été détruites par des incendies. Leurs refuges ont été détruits, leurs sources de nourritures aussi », dira un citoyen. Les singes, qui se sont par la force des choses familiarisés avec les centres habités, ont fini par s’habituer avec l’homme. Khlifa, un citoyen d’Ath Illithen, propriétaire de plusieurs vergers d’arboriculture, dira que les singes, après avoir mangé à leur faim, s’adonnent à des jeux qui consistent à se livrer à de véritables batailles rangées en utilisant comme projectiles des fruits. Selon les villageois, ces bêtes déambulent tranquillement dans les rues du village en s’écartant à peine sur le passage d’un citoyen. Ils se font menaçants en présence d’enfants. Ces singes sont aussi porteurs de maladies hypodermiques ayant les mêmes symptômes que la gale. Leurs corps sont complètement dégarnis après avoir perdu les poils. Ils ne cessent de se gratter partout. La gale est extrêmement contagieuse d’où le risque de contamination des bêtes domestiques et des citoyens. Rappelons que cette maladie s’est manifestée, l’année passée, dans un village mitoyen d’Ath Illithen. Les services des forêts du parc national du Djurdjura doivent intervenir pour mettre un terme à cette menace des singes qui, en plus de la destruction des cultures qui constituent l’unique richesse pour la plupart des montagnards, véhiculent des maladies contagieuses.
Oulaïd Soualah
