Les diverses réunions de travail, tenues entre les professionnels de la santé publique et les représentants du ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, n’ont pas apporté leurs fruits. «Dans le cadre de la concertation, le syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) s’est réunit, mercredi dernier, avec les membres de l’intersyndical des professionnels de la santé pour évaluer leurs réunions de travail qui ont été tenues au courant de la semaine dernière avec les représentants du MSPRH, suite au mouvement de protestation de 05 semaines, ce syndicat confirme le statut quo », lit-on dans le communiqué de cette entité syndicale. Il y a lieu de rappeler que les professionnels de la santé avaient entamé un mouvement de protestation cyclique, de cinq semaines, depuis le 2 mai dernier, pour réclamer la prise en charge de leur plate-forme de revendications par le ministère de la Santé. En outre, et s’agissant du premier point réclamé par l’intersyndicale de la santé publique, à savoir l’amendement du statut et régime indemnitaire, les représentants du MSPRH ont tenu à préciser, au préalable, que « ce point n’est pas à l’ordre du jour ». Pour ce qui est de l’article 19, les responsables du ministère de tutelle ont précisé que « suite à l’action de justice introduite par le SNPSP, le MSPRH restait disposé à mettre en application la décision de la justice ». Au sujet de l’équivalence directe des chirurgiens dentistes et des pharmaciens demandée par le SNPSP, les représentants de la tutelle ont informé le partenaire social que « celle-ci relève des attributions du ministère de l’Enseignement Supérieur et que l’équivalence demandée nécessiterait un amendement des textes (décrets 11-413 et 11-414) ». « Pour ce qui est des indemnités transversales, les responsables du MSPRH ont tenu à rappeler que des efforts considérables ont été fournis pour la valorisation des deux indemnités (garde et contagion) », a indiqué le SNPSP dans le même document. De ce fait, le SNPSP, ayant pris acte de « cette situation amer affichée par le MSPRH, constate l’absence d’une quelconque volonté pour la prise en charge réelle des points de la plate-forme de revendications et considère, encore une fois, qu’ils ne sont pas au centre des préoccupations du ministère de tutelle ». À rappeler que les principales revendications de l’intersyndicale de la santé sont liées à « l’amendement des statuts particuliers, à la révision des régimes indemnitaires, à l’amélioration des conditions de travail, à l’ouverture du concours d’accès au grade de praticiens-chef pour les praticiens et à la suppression du plein-temps aménagé pour les médecins exerçant dans le secteur publique ». L’intersyndicale de la santé faut-il le souligner, est composée du SNPSP, du syndicat national de praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et du syndicat national des psychologues (SNAPSY).
L. O. CH
